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	<title>PSYCHOLOGUESENRESISTANCE</title>
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	<description>site d'information relatif &#224; la profession de psychologue</description>
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		<title>PSYCHOLOGUESENRESISTANCE</title>
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		<title>Les psychologues </title>
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		<dc:subject>article_une</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les psychologues dans les &#233;tablissements de sant&#233;] : &#233;tat des lieux. jeudi 3 juillet 2008 (Date de r&#233;daction ant&#233;rieure : 24 juin 2008).Article n&#176; 150 &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le Journal des Psychologues de JUIN 2007 Un article sur les Psychologues dans la FPH &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est int&#233;ressant de relire des choses &#233;crites il y a quelques temps !!! &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela concerne un effectif 2006 de 7392 psychologues FPH . Selon la Cour des Comptes &lt;br class='autobr' /&gt;
Diverses organisations citent des chiffres relatifs aux nombres de psychologues exer&#231;ant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.psychologuesenresistance.org/spip.php?rubrique35" rel="directory"&gt;S&#233;lection d'archives&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.psychologuesenresistance.org/spip.php?mot57" rel="tag"&gt;article_une&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.psychologuesenresistance.org/local/cache-vignettes/L150xH51/siteon0-c6a4f-884ec.png?1731577523' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='51' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.psychologuesenresistance.org/[-&gt;https:/www.psychologuesenresistance.org/ecrire/?exec=article&amp;id_article=150'&gt;Les psychologues dans les &#233;tablissements de sant&#233;&lt;/a&gt;] : &#233;tat des lieux. &lt;br class='autobr' /&gt;
jeudi 3 juillet 2008 (Date de r&#233;daction ant&#233;rieure : 24 juin 2008).Article n&#176; 150&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_821 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.psychologuesenresistance.org/local/cache-vignettes/L395xH135/siteon0-c6a4f-5d1ab.png?1731577523' width='395' height='135' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_821 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.psychologuesenresistance.org/local/cache-vignettes/L395xH135/siteon0-c6a4f-5d1ab.png?1731577523' width='395' height='135' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le Journal des Psychologues de JUIN 2007 Un article sur les Psychologues dans la FPH&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est int&#233;ressant de relire des choses &#233;crites il y a quelques temps !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela concerne un effectif 2006 de 7392 psychologues FPH . Selon la Cour des Comptes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diverses organisations citent des chiffres relatifs aux nombres de psychologues exer&#231;ant en France sans citer leurs sources !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les psychologues dans les &#233;tablissements de sant&#233; : &#233;tat des lieux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec un titre de vingt ans d'&#226;ge, les psychologues cliniciens sont atteints d'une maladie du vieillissement pr&#233;matur&#233;. (Les psychoth&#233;rapies, les psychiatres, les psychologues dans la sant&#233;, les &#034;psychoiatrepeutes&#034; et les psychoth&#233;rapeutes.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement et depuis plus de quarante ans, des professionnels, psychiatres et psychologues exercent les psychoth&#233;rapies dans le cadre d'une m&#233;thodologie psycho dynamique, dont la d&#233;marche tend, lors d'une souffrance psychique, vers un r&#233;am&#233;nagement de l'&#233;conomie psychique et une lib&#233;ration du sujet sans se pr&#233;occuper d'une recherche de normalisation des comportements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous connaissons la demande croissante de soins psychoth&#233;rapiques (en p&#233;dopsychiatrie, en psychiatrie et en mco3) pour les enfants et les adolescents et, de plus en plus, pour les adultes qui pr&#233;f&#232;rent cette d&#233;marche &#224; la seule prise de m&#233;dicament, co&#251;teuse, par ailleurs pour notre S&#233;curit&#233; sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par cons&#233;quent, une politique coh&#233;rente de sant&#233; publique aurait exig&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt;
1. L'embauche de psychologues, &#224; l'h&#244;pital public, en renfor&#231;ant leur formation du c&#244;t&#233; d'un stage clinique long, professionnalisant en fin de cursus.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. La formation de davantage de psychiatres en renfor&#231;ant leur formation du c&#244;t&#233; de la psychopathologie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, au lieu de cela, nous assistons &#224; une nouvelle orientation politique de sant&#233; publique, avec son instrument et son avatar : l'arriv&#233;e et la promotion d'une nouvelle profession, les psychoth&#233;rapeutes (loi n&#176; 2004-806 du 9 ao&#251;t 2004). Cette nouvelle politique semble bien s'enraciner dans un changement culturel profond, li&#233; au d&#233;veloppement des neurosciences en coh&#233;rence avec le monde m&#233;dical.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celle-ci sonne le glas des professions de psychologue et de psychiatre, professions ancr&#233;es dans les sciences humaines, la psycho dynamique et la psychanalyse. Cette derni&#232;re &#233;tait d&#233;j&#224; bien touch&#233;e, puisque les psychiatres disparaissent de jour en jour, faute de numerus clausus ad&#233;quat pour en former, mais aussi par le changement de paradigme qui pr&#233;vaut dans la m&#233;decine psychiatrique, le passage d'une compr&#233;hension du sujet, selon un mod&#232;le psycho dynamique, &#224; un mod&#232;le purement neuroscientifique. Les travaux d'E. Jalley', de P.-A. Raoult', nous aident &#224; bien comprendre les enjeux id&#233;ologiques, &#233;thiques de ces changements strat&#233;giques de politique de sant&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En ce qui concerne les psychologues, il n'aura &#233;chapp&#233; &#224; personne le petit chapitre dans le &#171; plan de sant&#233; mentale 2005-2008 &#187; : la proposition de cr&#233;ation d'un mast&#232;re de psychologie clinique et th&#233;rapeutique. Des projets &#233;chafaud&#233;s, dans l'ann&#233;e 2004-2006, entre certains chefs de services universitaires en psychiatrie et le cabinet du minist&#232;re de la Sant&#233;, optaient pour cette orientation et la m&#233;dicalisation d'un nouveau m&#233;tier de psychoth&#233;rapeute-psychologue pour pallier la p&#233;nurie de psychiatres. Leurs auteurs entendaient bien cr&#233;er ce nouveau m&#233;tier, sur la base des neurosciences avec l'apport de la psychologie objective, d&#233;sormais abrit&#233;e par celles-ci. Un mouvement de psychologues en Franche- Comt&#233; et du SNP a r&#233;ussi &#224; faire &#233;chouer ce projet men&#233; en catimini, de fa&#231;on exp&#233;rimentale, dans le dos de la profession, avec l'aide m&#234;me de professeurs de psychologie. Au quotidien, la tendance du devenir des psychologues dans les &#233;tablissements de sant&#233; va &#224; la standardisation de l'activit&#233; des psychologues vers celle des psychiatres. L'ann&#233;e 2007 sera l'apog&#233;e de cette standardisation, car l'activit&#233; de consultation des psychologues sera cod&#233;e sur le seul mod&#232;le m&#233;dical (nsm-iv et cim-10...), alors que leur formation de base et leurs m&#233;thodologies sont ancr&#233;es dans les sciences humaines. Bien peu de psychologues cliniciens manifestent une quelconque r&#233;sistance &#224; ce devenir, alors que certains collaborent &#224; l'av&#232;nement d'un ordre des psychologues et d'autres continuent &#224; se retrancher dans des coll&#232;ges de psychologues qui n'ont aucune responsabilit&#233; institutionnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous pouvons regretter, l&#224;, l'absence de volont&#233; politique des organisations de psychologues praticiens &#224; promouvoir aupr&#232;s des psychologues eux-m&#234;mes et des d&#233;cideurs, et &#224; penser un cadre institutionnel hospitalo-universitaire dans les &#233;tablissements de sant&#233; pour d&#233;velopper la recherche clinique en psychopathologie, pour formaliser une d&#233;finition de l'activit&#233; et des actes des psychologues et pour pr&#233;voir la cr&#233;ation d'indicateurs de ceux-ci, comme le pr&#233;conise l'association de psychologues de sant&#233; publique (PsP) depuis longtemps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, ce nouveau m&#233;tier de &#171; psychoiatre&#173;peute &#187; met le loup dans la bergerie des psychologues et d&#233;nature le m&#233;tier initial de psychologue, comme il a &#233;t&#233; voulu par l'article 44 de la loi n&#176; 85-772 du 25 juillet 1985.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi avoir voulu ces &#171; nouveaux psy&#173;choth&#233;rapeutes &#187; alors que les psychiatres et les psychologues exer&#231;aient d&#233;j&#224; des psychoth&#233;rapies ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout simplement, pour accompagner ce changement culturel et paradigmatique, li&#233; au d&#233;veloppement des neurosciences et du march&#233; qu'il engendre. Les pouvoirs publics, dont bon nombre de ses d&#233;cideurs sont s&#233;duits par les neurosciences, cr&#233;ent une nouvelle profession dans le champ m&#233;dical pour donner les moyens &#224; cette nouvelle approche de soin des citoyens. Les futurs psychoth&#233;rapeutes - nombreux sont d&#233;j&#224; form&#233;s aux neurosciences ou aux mod&#232;les cognitivo-comportementalistes - proposeront leurs services de r&#233;&#233;ducations sociale, affective et cognitive des citoyens, dans le cadre d'une nouvelle profession de sant&#233;, sous prescription m&#233;dicale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces nouvelles approches apportent un type de psychoth&#233;rapies plus calibr&#233;es, plus &#233;valuables et plus normatives que leurs voisines, issues de la psychodyna&#173;mique et de la psychanalyse, jug&#233;es obsol&#232;tes et trop peu &#233;valuables, qui, elles, par principe, comptent sur la mobilisation psychique des personnes et sur le temps plus ou moins long, facteur n&#233;cessaire au changement des sujets, et respectent davantage l'autonomie du sujet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; d'une simple diff&#233;rence technique, nous avons affaire &#224; une diff&#233;rence &#233;thique fondamentale : choisir entre des psychoth&#233;rapies qui normalisent et ali&#232;nent' et des psychoth&#233;rapies qui lib&#232;rent, entre des pratiques qui canalisent le discours du patient et celles qui lui permettent de construire son propre discours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce bouleversement dans le champ de la sant&#233; psychique semble bien illustrer un changement id&#233;ologique essentiel dans la soci&#233;t&#233; se traduisant, entre autres, par une certaine mani&#232;re de consid&#233;rer l'humain, le sujet et la personne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour quels desseins : devant la faillite du syst&#232;me de gestion de la sant&#233;, s'agissant de rationaliser les co&#251;ts, de faire des &#233;conomies, il faut alors &#233;duquer et assujettir le citoyen &#224; de nouvelles normes de prise en charge de sa sant&#233; au d&#233;triment de l'aspect &#233;thique, &#233;l&#233;ment, jusque-l&#224; essentiel, qui &#233;tait de permettre aux personnes de comprendre le sens de leurs difficult&#233;s et de promouvoir une autonomie de pens&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
En conclusion, nous assistons bien &#224; la mort pr&#233;matur&#233;e et lente des pratiques psychologiques cliniques, par les psychologues dont la pratique s'est standardis&#233;e depuis de longues ann&#233;es sur celle des psychiatres et ceux qui sont s&#233;duits par le nouveau champ que repr&#233;sentent les neurosciences. Cela se r&#233;alise dans le cadre d'une attaque frontale du mod&#232;le psycho- dynamique et clinique par les promoteurs du nouveau paradigme que sont les neurosciences. Il nous revient alors de r&#233;sister &#224; cette nouvelle id&#233;ologie de l'objectivation croissante de l'humain, &#224; sa d&#233;responsabilisation et &#224; son infantilisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous osons affirmer qu'il est encore possible de devenir sujet de sa parole et de ses actes dans un espace intersubjectif, celui propos&#233; par le psychologue clinicien dans une dimension psycho dynamique, o&#249; la rencontre n'est pas seulement r&#233;duite &#224; une technique (qui serait scientifique et &#233;valuable), mais est travers&#233;e par un mouvement de solidarit&#233; humaine essentielle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un sursaut est-il possible afin d'endiguer cette d&#233;ferlante techniciste de la psychologie objectivante, chapeaut&#233;e par les neurosciences ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le combat pour un ordre men&#233; par le seul syndicat de psychologues para&#238;t bien d&#233;risoire face aux enjeux vitaux pour les psychologues dans la profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;sistance pour notre survie est essentielle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Appelons &#224; une solidarit&#233; de tous les psychologues pour que les pouvoirs publics permettent aux usagers, par la cr&#233;ation d'&#171; &#233;tablissement de psychologie &#187;, d'avoir acc&#232;s aux soins psychiques, psychopathologiques, &#224; une aide psychologique, aux psychoth&#233;rapies psycho dynamiques, &#224; l'expertise des psychologues (&#233;valuations...) ', avec les savoir-faire et les m&#233;thodes des psychologues, en lien avec un p&#244;le de recherches clinique et universitaire en psychologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Aubel &lt;br class='autobr' /&gt;
Psychologue hospitalier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Expos&#233; de G Fourcher au colloque : La distinction normal / pathologique est-elle pertinente pour le psychologue ?</title>
		<link>http://www.psychologuesenresistance.org/spip.php?article29</link>
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		<dc:date>2009-02-05T09:32:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Psychologue</dc:subject>
		<dc:subject>Statut</dc:subject>
		<dc:subject>Mission des psychologues</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; un expos&#233; de G Fourcher au colloque organis&#233; le 4/5 avril 2005 &#224; Besan&#231;on sur le th&#233;me de : La distinction normal / pathologique est-elle pertinente pour le psychologue ? Faut-il remettre en cause ce qui sp&#233;cifie la nature de son intervention ? Organis&#233; par le SYNDICAT NATIONAL DES PSYCHOLOGUES (r&#233;gion Franche-Comt&#233;), et l'ASSOCIATION DU COLLECTIF DE PSYCHOLOGUES EN FRANCHE-COMTE. Cette r&#233;flexion est d'actualit&#233;, lisez le et faites le circuler car il constitue un point de rep&#232;re de ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.psychologuesenresistance.org/spip.php?rubrique35" rel="directory"&gt;S&#233;lection d'archives&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.psychologuesenresistance.org/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Psychologue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.psychologuesenresistance.org/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Statut&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.psychologuesenresistance.org/spip.php?mot14" rel="tag"&gt;Mission des psychologues&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un expos&#233; de G Fourcher au colloque organis&#233; le 4/5 avril 2005 &#224; Besan&#231;on sur le th&#233;me de : La distinction normal / pathologique est-elle pertinente pour le psychologue ? Faut-il remettre en cause ce qui sp&#233;cifie la nature de son intervention ? Organis&#233; par le SYNDICAT NATIONAL DES PSYCHOLOGUES (r&#233;gion Franche-Comt&#233;), et l'ASSOCIATION DU COLLECTIF DE PSYCHOLOGUES EN FRANCHE-COMTE. Cette r&#233;flexion est d'actualit&#233;, lisez le et faites le circuler car il constitue un point de rep&#232;re de ce que nous pouvons dire et exiger des pouvoirs publics face &#224; la future r&#233;forme qui s'annonce pour le devenir des psychologues. Plut&#244;t que de nous laisser d&#233;finir une place par la m&#233;decine , demandons la cr&#233;ation d'un livre VI bis pour les psychologues dans le code de la sant&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Texte&lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;rard FOURCHER :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment la profession est-elle d&#233;crite par une sociologue qui est psychologue (A GOLSE), qui a fait un travail, &#224; la demande de la MIRE ( organe de recherche du Minist&#232;re de la Sant&#233;) sur la place des psychologues dans la transformation de la psychiatrie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me demande, car c'est une sorte de clich&#233; que l'on a toujours quand on entend parler et que l'on voit &#233;crit, y compris par des psychologues , &#224; savoir la question : Est-ce que le psychologue est compl&#233;mentaire du m&#233;dical ? J'ajouterais est-ce que c'est compl&#233;mentaire du social ou n'est-ce pas plut&#244;t en intersection avec le m&#233;dical et le social ? Ce qui n'est pas la m&#234;me chose. La nouvelle opposition fondatrice non pas entre le normal et le pathologique, mais entre le bien &#234;tre et la souffrance et l&#224; on tombe sur la d&#233;finition de l'OMS qui pose beaucoup de probl&#232;mes d'autant qu'il y en a deux : - il y a celle qui dit que la sant&#233; physique, mentale et sociale c'est le bien &#234;tre. - la d&#233;finition d'Ottawa qui est une d&#233;finition que je qualifie de politique. Je vous la citerai et ferai un commentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle institutionnalisation de la profession ? Cela pose la question de la d&#233;finition de l'exercice, parce que &#231;a tourne autour de la d&#233;finition l&#233;gale de l'exercice. Il y a deux axes pour la d&#233;finition d'une profession, axes qui ont &#233;t&#233; repris par la directive de Bruxelles de 1989 : - d&#233;finition l&#233;gale du titre, - d&#233;finition l&#233;gale de l'exercice. Nous avons, la d&#233;finition l&#233;gale du titre, mais nous n'avons pas encore la d&#233;finition l&#233;gale de l'exercice, m&#234;me si nous avons, notamment pour les psychologues de la fonction publique hospitali&#232;re, territoriale et la PJJ, au niveau d'un d&#233;cret, une r&#233;glementation de l'exercice, mais limit&#233;e &#224; certains aspects de la fonction publique. Comment penser ensuite dialectiquement la norme politique ou sociale parce que la question se pose en ces termes l&#224;. Quels sont les risques d'implosion ? D'abord une simple constatation, maintenant on sait qu'il y a environ 40 000 psychologues et on continue de fonctionner comme si l'on &#233;tait encore 5 000 ou 10 000, c'est pas du tout la m&#234;me &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, je ne vous apprends pas que nous sommes dans une soci&#233;t&#233; de plus en plus consommatrice de psychologie (nouvelles revues, editions...). La multiplication des domaines d'intervention, alors que pendant longtemps, on avait r&#233;ussi &#224; maintenir une certaine unit&#233; de la profession, notamment par le fait que 90% &#224; 95% des psychologues &#233;taient salari&#233;s d'&#233;tablissements sur fond public, pay&#233;s sur fond public et que 80% &#233;taient dans la mouvance psychanalytique, c'est &#224; peu pr&#232;s le paysage que l'on avait depuis pr&#232;s de 20 ans et &#231;a va changer. Il faut noter le d&#233;veloppement de l'exercice lib&#233;ral qui n'a pas de cadre institutionnel comme tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite et c'est tr&#232;s important, il y a la pression sociale qui s'exerce sur les demandes et les commandes par rapport &#224; la profession dans toutes les directions. La profession est tir&#233;e vers le social et vers le m&#233;dical pour en faire une profession m&#233;dicale comme certains le veulent. Il y a aussi cette question du cursus europ&#233;en dont on va parler tout &#224; l'heure. Il y a des sources de dislocation et d'implosion de la profession. Je m'appuie sur plusieurs travaux : le groupe de travail sur l'&#233;volution des m&#233;tiers en sant&#233; mentale qui &#233;tait au minist&#232;re, le rapport Piel-Roelandt, le rapport Golse et ensuite l'OMS. Est-ce que la f&#233;d&#233;ration est un organisateur n&#233;cessaire et suffisant pour emp&#234;cher cette dislocation ? Je dis non, mais je vais t&#226;cher de montrer pourquoi. Quels sont les projets suppos&#233;s ? Vous savez qu'il y a tout un courant &#224; partir du rapport Berlan (professeur d'Aix en Provence, doyen de m&#233;decine), o&#249; on veut d&#233;l&#233;guer de plus en plus &#224; des sous traitants des professions de sant&#233; un certain nombre d'actes qui &#233;taient jusqu'alors r&#233;serv&#233;s aux m&#233;decins. Par exemple : l'ophtalmologie. Certains aspects seraient r&#232;gl&#233;s par des orthoptistes ; pour les m&#233;decins, certains aspects seraient r&#232;gl&#233;s par des infirmiers et donc les psychiatres tout naturellement par des psychologues. Et ce pour une foule de raisons : manque de sp&#233;cialistes... Alors on tient compte de l'augmentation du niveau de qualification des param&#233;dicaux, c'est vrai, la consultation de masse parce que maintenant on se retrouve devant des ph&#233;nom&#232;nes de consultation de masse et puis la rentabilit&#233; &#233;conomique, ( comment faire pour que &#231;a co&#251;te moins cher ). Donc &#231;a sera des personnels qui seront moins pay&#233;s que les m&#233;decins mais qui seront suppos&#233;s faire le m&#234;me travail. Sous quelles modalit&#233;s ? Et l&#224; &#231;a va &#234;tre des choses qui vont &#234;tre d&#233;finies , je ne sais pas quand. C'est-&#224;-dire qu'avec un syst&#232;me de d&#233;l&#233;gation r&#233;nov&#233;, on peut par exemple, au lieu d'un d&#233;cret &#224; validit&#233; permanente comme c'est le cas actuellement pour les param&#233;dicaux (puisqu'ils ont un d&#233;cret de comp&#233;tences &#224; validit&#233; permanente), avoir une sorte de cahier des charges qui serait d'une autre forme juridique. Que seraient ces fameuses d&#233;l&#233;gations pour le psychologue ? Est-ce que &#231;a sera simplement la reconnaissance de l'existant, par exemple que les psychologues feront les premi&#232;res consultations, des psychoth&#233;rapies, y aura-t-il des t&#226;ches de pr&#233;vention ?...on ne sait pas encore, d'autant que les psychiatres sont divis&#233;s sur les t&#226;ches qu'ils veulent garder, d&#233;l&#233;guer. Certains veulent rester en premi&#232;re ligne, d'autres veulent aller en deuxi&#232;me ligne ou l'inverse, il y a encore beaucoup de flou la dessus. Voil&#224;, en gros, comment se pr&#233;sente le &#034;bal&#034; de la suppl&#233;ance c'est-&#224;-dire le &#034;psychologue suppl&#233;ant&#034;, m&#234;me certains disent &#034;suppl&#233;tif&#034; du psychiatre. Cela pose la question de la crise de la psychiatrie actuellement et les transformations de la psychiatrie et des pratiques des psychologues. C'est le th&#232;me du rapport de Mme Golse qui a fait un travail de deux ans sur cette question. Je vais t&#226;cher de vous en parler unpeu de ce rapport qui est tr&#232;s important et qui est un excellent travail et m&#234;me si on n'est pas oblig&#233; d'&#234;tre toujours d'accord avec ses conclusions, je vais t&#226;cher d'en faire une critique rapide. Anne G. dit en gros qu'il y a une double fascination du psychologue. Le psychologue et le m&#233;decin se fascinent mutuellement (le m&#233;decin psychiatre plus pr&#233;cis&#233;ment). Le psychologue est pris dans le travail social sous la forme de l'adaptation et elle consid&#232;re que le psychologue est un adaptateur &#224; la soci&#233;t&#233; (soci&#233;t&#233; changeante), c'est une fonction qui est une fonction d'adaptation et cette double emprise du c&#244;t&#233; m&#233;dical et du c&#244;t&#233; social se fait sous forme d'adaptation. Elle a tent&#233; de d&#233;finir la psychologie par l'objet d'une part et par la place. C'est int&#233;ressant parce qu'elle fait un esp&#232;ce de tableau de la profession (que je trouve exact).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;finition de la psychologie par l'objet : elle dit que la psychologie exc&#232;de le champ de la sant&#233;, qu'elle exc&#232;de la s&#233;paration du normal et du pathologique, qu'elle exc&#232;de le sympt&#244;me et la maladie. La psychologie est &#233;trang&#232;re au m&#233;dical parce que le m&#233;dical rel&#232;ve d'une logique classificatoire alors que la psychologie rel&#232;ve d'une logique dialectique, c'est-&#224;-dire qui est immanente &#224; elle-m&#234;me. Elle cite ensuite, le nouvel axe fondateur de l'opposition fondatrice, celui de l'objectivit&#233;/subjectivit&#233;. Elle donne des exemples int&#233;ressants et fait une bonne analyse. Elle dit que le m&#233;decin, dans sa pratique, peut se passer de sa position personnelle (il n'est pas oblig&#233; de s'engager personnellement dans sa relation : un m&#233;dicament agit ind&#233;pendamment de savoir si le m&#233;decin est gentil ou s'engage personnellement avec son patient), alors que pour le psychologue, la relation est requise comme but et objet, donc il est condamn&#233;,ou il se condamne, &#224; entrer dans cette relation pour que son travail ait un sens ce que n'est pas oblig&#233; de faire le m&#233;decin. Donc le psychologue est dans l'investissement du relationnel, de l'entretien et de sa propre subjectivit&#233; alors que le m&#233;decin peut rester dans une dimension purement objective de pratique m&#233;dicale, m&#233;dicamenteuse, d'investigation par des instruments etc... L'autre point qu'elle voit int&#233;ressant pour le psychologue c'est que le pouvoir du psychologue est de ne rien pouvoir. Le psychologue se met dans une position de ne rien pouvoir pour mettre en valeur la rencontre et la relation. Cette question du pouvoir et du non pouvoir est une question tr&#232;s int&#233;ressante, mais j'y renviendrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;finition du psychologue par la place : elle cite comme exemple la transversalit&#233; c'est &#224; dire que le psychologue a une place transversale &#233;cole, travail, soin. On envoie le psychologue dans diff&#233;rents champs o&#249; il a, au fond, toujours une pratique clinique. On peut dire que cette transversalit&#233; s'est encore alourdie car maintenant on traite de la souffrance dans le monde du travail, (pathologie de la souffrance au travail, stress, angoisse...). A l'&#233;cole, les troubles de l'apprentissage peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme relevant de la pathologie, de la psychopathologie, encore faut-il s'entendre sur la d&#233;finition de la psychopathologie. Pour Anne G., cette place a une valeur d'&#233;l&#233;ment de structure, hors m&#233;dical et hors pouvoir. Le psychologue a une place o&#249; il n'est ni dans le m&#233;dical, ni dans le pouvoir. Elle consid&#232;re que cette place fonde un mod&#232;le de travail aupr&#232;s des infirmiers ( la place institutionnelle), c'est-&#224;-dire qu'avec les notions de pluridisciplinarit&#233; et interdisciplinarit&#233; (l&#224; c'est un peu de moi car je fais une distinction entre les deux). La pluridisciplinarit&#233; c'est la coh&#233;sion d'une &#233;quipe entre ses membres, le relationnel en quelque sorte. L'interdisciplinarit&#233; porte sur les concepts et le d&#233;bat sur ces derniers. Ce sont deux choses &#224; distinguer. Pour Anne G., cette place de non pouvoir, de non m&#233;dical, commande la place du psychologue dans l'institution. Elle fait une comparaison entre le psychiatre et le psychologue, elle dit que le psychiatre est soumis &#224; une contrainte administrative forte parce qu'il a une fonction d'autorit&#233; donc il rel&#232;ve d'une contrainte administrative, il est oblig&#233; de rentrer dans un syst&#232;me hospitalier mais qu'il est libre ou non de s'engager dans la relation. Le psychologue n'est pas pris dans des contraintes administratives fortes au sens o&#249; il n'a pas &#224; faire respecter des r&#232;gles institutionnelles comme chef de service ou autre. Il a la contrainte d'un travail sur lui-m&#234;me, d'un travail sur soi, c'est-&#224;-dire que si un psychologue veut vraiment faire un travail avec autrui, il est oblig&#233; de faire un travail sur soi. Donc il y a un esp&#232;ce de parall&#233;lisme invers&#233; entre les deux places (psychiatre et psychologue).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les conclusions d'AnneG. ? Elle dit que cette faiblesse institutionnelle du psychologue lui donne la capacit&#233; d'adaptation de lui-m&#234;me et d'autrui, une perp&#233;tuelle construction de soi et du monde qui est ouvert. Au fond, cette faiblesse institutionnelle oblige le psychologue &#224; s'adapter, mais en m&#234;me temps, lui donne une grande capacit&#233; d'adaptation &#224; divers fonctionnements. Le psychologue est charg&#233; de produire l'individu nouveau dans un monde incertain c'est-&#224;-dire que le psychologue, pour Anne G. est cette nouvelle profession appel&#233;e &#224; un grand avenir car elle est absolument congruante avec les exigences du monde contemporain qui est un monde changeant. Le psychologue est dans la pratique de cette adaptation continuelle qui est l'essence m&#234;me du monde contemporain qui doit constamment se r&#233;adapter lui-m&#234;me, ce que n'est plus, d'apr&#232;s Anne G, le psychiatre. Le psychologue est une profession d&#233;livr&#233;e des contraintes pour elle-m&#234;me qui pour ces raisons, s'adapte &#224; tous les genres de situations. Cette plasticit&#233; de la profession a pour effet de fabriquer de l'adaptation sociale : le psychologue est un adaptateur, il adapte et s'adapte. Dans une soci&#233;t&#233; anomique, qui n'a plus de r&#232;gles, le psychologue serait un repr&#233;sentant &#233;minant de cette adaptation permanente. Remarques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ce non pouvoir des psychologues, d&#233;nonc&#233; par certains psychiatres qui disent que ce pouvoir est, un pouvoir masqu&#233; qui ne s'&#233;nonce pas qui ne se nomme pas alors que les psychiatres ont un pouvoir qui est &#233;nonc&#233;, nomm&#233; publiquement. En fait, tout est retourn&#233; dialectiquement. - autre r&#233;serve que je ferais par rapport &#224; la position d'Anne G. c'est que la relation m&#233;decin/malade, m&#234;me si elle n'est pas fond&#233;e sur une subjectivit&#233; personnelle du m&#233;decin, n'emp&#234;che pas une &#233;thique g&#233;n&#233;rale de la relation fond&#233;e sur la confiance. Cette confiance, les m&#233;decins se plaignent qu'elle n'existe plus, les malades n'ont plus confiance en eux, ils profitent de la moindre occasion pour le tra&#238;ner en justice. La judiciarisation est consid&#233;r&#233;e comme une cons&#233;quence de cette perte de la relation de confiance au m&#233;decin, de la d&#233;sacralisation du rapport au m&#233;decin. C'est important pour nous car certains professeurs comme Gori consid&#232;rent que la place du psychologue dans le monde actuel (notamment de la sant&#233;) serait de suppl&#233;er la d&#233;faillance du lien m&#233;decin/patient actuel par la cr&#233;ation d'un nouvel humanisme dont le psychologue serait le centre afin de reconstruire cette relation entre le patient et le soignant. C'est ce que j'appelle une &#233;thique de la relation. Cette &#233;thique dispara&#238;trait dans le lien m&#233;decin/malade sous les coups de la technicisation de la m&#233;decine, du discr&#233;dit de la science, de la d&#233;sacralisation du lien m&#233;decin/malade. Pour Gori, le psychologue reprendrait le flambeau de cette &#233;thique de la relation pour le redonner au m&#233;decin, alors c'est l&#224; que vient cette id&#233;e de compl&#233;mentarit&#233; m&#233;decin/psychologue ou du psychologue comme profession m&#233;dicale. Gori, entre autre, mais c'est une tendance qui court aussi ailleurs, verrait tr&#232;s bien le psychologue class&#233; dans le code de la sant&#233; , dans le livre IV qui s'appelle &#034;professions m&#233;dicales et auxiliaires de sant&#233;&#034;. Vous avez le titre premier qui concerne les dentistes, sages-femmes et m&#233;decins donc il nous verrait tr&#232;s bien &#224; c&#244;t&#233; des sages-femmes et des m&#233;decins, comme profession m&#233;dicales. Je fais donc une contre proposition car je pense qu'il y a une menace. On peut se demander si cette histoire d'&#233;thique de la relation, de vouloir faire rena&#238;tre une relation m&#233;decin/malade, ne rel&#232;ve pas d'une certaine nostalgie d'un &#226;ge d'or de la m&#233;decine. Le psychologue est pris dans une double fascination : - d'une part r&#233;ciprocit&#233; mim&#233;tique psychologue/m&#233;decin c'est-&#224;-dire que cela va autant du psychologue vers le m&#233;decin que du m&#233;decin vers le psychologue. Je ne vous apprends pas que les m&#233;decins jalousent les psychologues et - d'autre part la r&#233;ciprocit&#233; mim&#233;tique psychologue/socialit&#233; (ou sociabilit&#233;) de l'adaptation. Est-ce qu'il est possible d'&#233;chapper &#224; ces deux &#233;cueils ? Je crois que la question d'une d&#233;finition d'un exercice de la profession doit partir de ces choses l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne G. pour son travail de recherche s'inspire de la pens&#233;e de R CASTEL et de M FOUCAULT que vous connaissez peut-&#234;tre, il d&#233;veloppe l'id&#233;e de l'&#233;mergence d'un lien savoir/pouvoir. Et pour Anne G, le psychologue est la nouvelle figure historique d'un nouveau rapport entre le savoir et le pouvoir dans la soci&#233;t&#233; contemporaine. Je pense que les critiques que l'on pourrait faire &#224; l'approche d'Anne G sont celles que l'on pourrait faire &#224; M FOUCAULT. Le psychologue est-il compl&#233;mentaire ? C'est une chose que l'on voit tra&#238;ner sous la plume des psychologues partout, le psychologue est compl&#233;mentaire du m&#233;decin ce qui veut dire que le psychologue plus le m&#233;decin &#231;a fait un tout. Je crois qu'il ne faut pas d&#233;velopper cette id&#233;e de t&#244;talit&#233;. Moi je vois deux s&#233;ries de diff&#233;rences : - les remarques historiques depuis 50 ans : la cr&#233;ation de la licence de psychologie, par LAGACHE en 1947, m&#233;decin et philosophe, en marge de la m&#233;decine. A l'&#233;poque la m&#233;decine &#233;tait t&#244;talement imperm&#233;able &#224; toute dimension &#034;psy&#034; (notamment les psychanalyses mais pas seulement) donc il avait fait cela pour faire un esp&#232;ce de cheval de TROIE de la psychanalyse et de la psychologie clinique dans la m&#233;decine. Et la psychanalyse elle-m&#234;me o&#249; s'est-elle install&#233;e depuis 50 ans ? Partout sauf dans les Universit&#233;s de m&#233;decine. Et la psychiatrie elle-m&#234;me, elle n'a pas &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e comme une vraie m&#233;decine jusque dans les ann&#233;es 50 quand elle s'est organicis&#233;e, elle est apparue un peu plus m&#233;dicale et puis ensuite on a dit :&#034; on va l'int&#233;grer dans les h&#244;pitaux g&#233;n&#233;raux puisque &#231;a devient de la m&#233;decine&#034;. Oui, mais le probl&#232;me c'est qu'int&#233;gr&#233;e dans les h&#244;pitaux g&#233;n&#233;raux, les psychiatres se plaignent en disant qu'elle est compl&#232;tement lamin&#233;e, qu'elle n'existe plus. Est-ce que la psychologie est vivable dans l'organisation m&#233;dicale ?. Je dis que non. Je dis que la psychologie, m&#234;me sous sa forme de psychopathologie n'a pas d'avenir en terme d'organisation, je parle pour la profession, dans l'organisation m&#233;dicale et dans une m&#233;decine technicienne. Et actuellement, on voit la psychologie se rapprocher de la m&#233;decine. Maintenant, on revient &#224; des pratiques qui avaient lieues il y a plus de 30, 40 ans, (les tests, la neuro-psychologie...). Ces gens l&#224;, nos chers coll&#232;gues, ils sont cuits. Les neuro-psychologues n'ont pas d'autonomie par rapport &#224; un neurologue, c'est pas possible. Donc la question se pose de cette mani&#232;re : Comment garder une sp&#233;cificit&#233; de la psychologie dans la fr&#233;quentation du m&#233;dical ? C'est pour cela que je pr&#233;conise une psychologie d'intersection et non de compl&#233;ment. Autrement dit, nous rencontrons la m&#233;decine &#224; certains moments, nous rencontrons le social &#224; certains moments, mais nous ne sommes pas un compl&#233;ment ni du social, ni du m&#233;dical. Et avec cette id&#233;e que la m&#233;decine serait promue comme un mod&#232;le d'excellence ind&#233;passable et pour &#234;tre un bon psychologue, il faudrait appartenir &#224; la profession m&#233;dicale &#224; c&#244;t&#233; des dentistes... non je crois que &#231;a serait mortel pour l'organisation de notre profession. - une deuxi&#232;me s&#233;rie de diff&#233;rences : pourquoi nous mettre, comme certains le veulent, parmi les professions de sant&#233; et notamment dans les professions m&#233;dicales. Il y a des oppositions et des diff&#233;rences fondamentales d'abord historiques. Dentistes et sages-femmes sont des professions m&#233;dicales aussi anciennes que celle des m&#233;decins, donc elles ont une esp&#232;ce de privil&#232;ge d'anciennet&#233; qui fait qu'elles voisinent avec celle de m&#233;decin. Mais pour le psychologue, c'est tout nouveau, on a une profession qui date de 1947, on a rien &#224; faire, en termes historiques, avec les dentistes et les m&#233;decins, au demeurant profession tout &#224; fait estimable. Les autres professions param&#233;dicales, auxiliaires m&#233;dicaux, infirmiers..., on n'a rien &#224; faire l&#224; dedans non plus. Ensuite la deuxi&#232;me opposition que je vois c'est l'unit&#233; &#233;pist&#233;mologique c'est-&#224;-dire que toutes les professions de sant&#233; du livre IV du code de la sant&#233; (m&#233;decins, dentistes...) aussi diverses soient-elles, se fondent sur les m&#234;mes bases &#233;pist&#233;mologiques, physiologiques et biologiques. Il y a une science commune. Alors que pour les psychologues, l'unit&#233; &#233;pist&#233;mologique de la profession pose question car on a des r&#233;f&#233;rences plurielles. La troisi&#232;me diff&#233;rence, elle est &#233;thique. Autrement dit, les buts et les moyens ne sont pas les m&#234;mes, pour revenir &#224; tout &#224; l'heure, &#224; ce que disait Anne G., le psychologue est oblig&#233; d'&#234;tre dans une &#233;thique de la relation et j'entends par &#233;thique &#034;la mani&#232;re d'&#234;tre, la mani&#232;re de vivre&#034;, la relation comme mani&#232;re d'&#234;tre. Le psychologue est la dedans alors que le m&#233;decin y est de moins en moins puisque l'on est dans une m&#233;decine technicienne qui veut se passer de plus en plus de cette dimension relationnelle. Ensuite, l'autonomie de la personnalit&#233; qui est d&#233;crite dans le d&#233;cret de 1991, n'a pas un but m&#233;dical. Ecouter une parole de souffrance est-ce que c'est m&#233;dical ? Ce n'est pas s&#251;r. Quel est le travail du psychologue dans le domaine de la sant&#233; ? C'est s&#233;parer la personne de sa souffrance et faire en sorte qu'elle ne soit plus d&#233;vor&#233;e par sa souffrance. Je ne vais pas entrer dans le d&#233;tail sur la question de savoir, comme veut le faire le Minist&#232;re, s'il faut faire une distinction entre souffrance invalidante et souffrance existentielle. Cette limite me para&#238;t difficile &#224; &#233;tablir mais il faut savoir que c'est un langage qui existe. Le Minist&#232;re parle de souffrance invalidante ce qui veut dire qu'il y aurait une souffrance qui ne serait pas invalidante. Il faut savoir aussi quand m&#234;me que pour le psychologue, le sens doit primer sur la mesure, c'est ce que les neurologues ont parfois un petit peu de peine &#224; comprendre. Autrement dit, c'est bien beau de mesurer la m&#233;moire restante d'un vieillard, mais la question qui compte pour le psychologue c'est comment le vieillard vit-il cette perte (s'il y en a une), c'est &#231;a cette dimension de subjectivit&#233; qui doit quand m&#234;me toujours exister pour le psychologue. Il faut aussi distinguer l'apprentissage de l'analyse. Est-ce qu'&#234;tre psychologue c'est faire apprendre aux gens ? Non. Apprendre et analyser sont deux choses diff&#233;rentes, ainsi que le ressenti, l'exp&#233;riment&#233; du vrai. Il y aurait un certain nombre d'&#233;l&#233;ments que l'on peut qualifier d'&#233;thiques qui peuvent servir &#224; diff&#233;rencier le travail du psychologue du travail m&#233;dical. Ca ne veut pas dire que le m&#233;decin ne fasse pas &#231;a, mais ce n'est pas forc&#233;ment au centre, ni essentiel au travail du m&#233;decin alors que &#231;a l'est pour le psychologue. Alors sur la nouvelle opposition fondatrice, distinctive, bien-&#234;tre/souffrance, puisque j'ai parl&#233; de la souffrance et que l'OMS elle, parle du bien-&#234;tre, on voit bien que cette nouvelle distinction est pr&#233;gnante. Alors imaginez que quand on d&#233;finit la sant&#233; comme &#233;tant un bien-&#234;tre physique, mental et social, c'est tr&#232;s simple, il n'y a pas un aspect de la vie humaine qui n'entre pas l&#224; dedans, &#231;a couvre tout le champ de la vie humaine. Alors quand on compl&#232;te &#231;a avec la d&#233;finition de l'OMS d'Ottawa de 1986, qui est une d&#233;finition de la promotion de la sant&#233;, &#034;c'est le processus qui conserve aux populations les moyens d'assurer un plus grand contr&#244;le sur leur propre sant&#233; et d'am&#233;liorer celle-ci. Cette d&#233;marche rel&#232;ve d'un concept d&#233;finissant la sant&#233; comme la mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut d'une part r&#233;aliser ses ambitions et satisfaire ses besoins et d'autre part &#233;voluer avec le milieu ou s'adapter &#224; celui-ci&#034;. Ca n'a plus grand chose &#224; voir avec le m&#233;dical ! L&#224; on est dans une d&#233;finition politique et moi je fais dans mon commentaire &#034;Y a-t-il meilleure d&#233;finition du lib&#233;ralisme d&#233;mocratique ?&#034; L'harmonie entre l'individu actif et la soci&#233;t&#233; est la r&#233;sultante de la somme des ambitions individuelles. C'est pour cela que je dis que la sant&#233;, vue par l'OMS, n'existe pas, c'est une fiction dont le statut, la construction conceptuelle fait question. Mais bon, c'est comme &#231;a, c'est &#231;a qui existe. C'est comme l'europe, il y a des choses qui ne nous plaisent pas et on est oblig&#233; de prendre les choses comme elles sont. Le pendant du bien-&#234;tre c'est la souffrance, donc la non souffrance c'est pas la maladie, la maladie c'est trop, c'est encore le versant n&#233;gatif. Non le bien-&#234;tre c'est du positif c'est-&#224;-dire la quasi absence de souffrance, ce qui pose une foule de questions. Mais &#231;a peut aussi nous servir. Pourquoi ? Parce que si on raisonne en ces termes l&#224;, bien-&#234;tre et souffrance, ce ne sont pas des objets m&#233;dicaux en soi, ni m&#234;me sociaux, on peut traiter ces objets l&#224; comme des objets religieux, comme des objets philosophiques et comme des objets psychologiques, mais pas particuli&#232;rement m&#233;dicaux. Quelles sont les d&#233;rives possibles autour du travail du psychologue qui est pris dans la souffrance ? On parle du psychologue dans le champ de la sant&#233; (d&#233;finition de l'OMS) : - du psychologique au passionnel, la consolation de la plainte. La psychologie esth&#233;tique et &#231;a on la voit beaucoup se d&#233;velopper, le perfectionnement du Moi, l'entra&#238;nement psychologique, le coaching, c'est tout &#224; fait &#231;a, c'est-&#224;-dire que l'on muscle la &#034;psy&#034;. - la psychologie anesth&#233;sique : on supprime l'&#233;prouv&#233;, afin qu'il n'y ait pas de sentiment d'ins&#233;curit&#233;. A l'inverse, il y a la psychologie &#233;motionnelle, c'est-&#224;-dire la culture de l'&#233;motion, de la catharsis avec des notions comme comp&#233;tences &#233;motionnelles, cautions &#233;motionnelles qu'on voit maintenant fleurir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'approche de ma conclusion : vers quoi nous m&#232;ne tout &#231;a ? Cela pose la question d'une institutionalisation Est-ce qu'il faut renforcer l'institutionalisation ? Moi je crois que le maintien en l'&#233;tat de la profession me para&#238;t tr&#232;s difficile maintenant. Je vois trois d&#233;rives institutionnelles possibles : - devenir une profession sociale &#233;ducative, comme au Qu&#233;bec, orient&#233;e sur l'adaptation et ses multiples variantes et en riposte ou parall&#232;lement, je ne sais pas, faire du psychologue une profession m&#233;dicale, la sp&#233;cialiser sur le m&#233;dical et ses variantes l&#224; aussi. Quelles solutions ? Oh le Moi est pr&#233;tentieux. Mais au centre de tout &#231;a, il y a cette question de la d&#233;termination de l'exercice du psychologue. Qu'est-ce que c'est que d'&#234;tre psychologue dans cette diversit&#233; foisonnante ? Et puis la question tr&#232;s difficile : si on d&#233;limite l'exercice du psychologue est-ce que cela entra&#238;ne ipso facto l'id&#233;e d'un monopole ? Moi je ne crois pas qu'un monopole soit possible pour notre profession. Mais cela m&#233;riterait r&#233;flexion. Alors je crois que l'on peut r&#233;fl&#233;chir mais ce n'est que de la r&#233;flexion, pour le moment, sur une meilleure d&#233;finition de l'exercice professionnel, je viens d'en parler, puisqu'on a l'axe du titre mais il y a l'axe de l'exercice, c'est le d&#233;nominateur commun entre tout ce qui constitue les formes de pratique &#224; partir des moyens ou des buts ou bien des deux. Comment s'entendre sur des buts de la psychologie dans toutes ses dimensions ? Est-ce que &#231;a serait ce qui fait obstacle &#224; la capacit&#233; d'une personne &#224; d&#233;cider pour elle-m&#234;me ? Parce que la prise en compte de la dimension psychique telle qu'elle appara&#238;t dans le code de d&#233;ontologie est tout de m&#234;me insuffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant la question d'une instance disciplinaire donc d'un ordre. Il faut bien distinguer un ordre d'une instance. L'ordre est plus large que l'instance. Un ordre professionnel a aussi pour fonction de conseiller le gouvernement et les pouvoirs publics. L'instance disciplinaire, sa seule mission c'est d'appliquer des sanctions en cas de d&#233;faillance et d'appliquer tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment un code de d&#233;ontologie. Donc, globalement, dans l'ordre professionnel et dans l'instance disciplinaire, il y a une double fonction, une fonction op&#233;ratoire sanctionn&#233;e d'une part avec cette restriction que si on veut sanctionner, il y a une difficult&#233; sp&#233;cifique pour le psychologue qui est la question d'&#233;tablir la mat&#233;rialit&#233; des faits comme nous sommes un travail principalement sur la parole, &#231;a sera la parole de l'un souvent contre la parole de l'autre. Il y a un probl&#232;me de nature technique qui me para&#238;t compliqu&#233;. Fonction symbolique, c'est-&#224;-dire que dans un ordre comme l'instance disciplinaire, il y a une fonction symbolique (&#224; savoir un affichage social et public, une visibilit&#233; c'est-&#224;-dire que la profession s'auto-contr&#244;le et donne une image de s&#233;rieux au public). Cette distinction est capitale si l'on veut penser les choses correctement. L'int&#233;r&#234;t d'une instance ou d'un ordre professionnel serait que cela renforcerait la direction de la profession elle-m&#234;me, par les professionnels eux-m&#234;me, et non pas par des universitaires par exemple. Parce que l'on voit que certains ont des vell&#233;it&#233;s de vouloir organiser la profession. Pour un code de d&#233;ontologie, enfin s'il avait une valeur l&#233;gale, il faudrait n&#233;cessairement une instance disciplinaire et l&#233;gale pour l'appliquer sachant que le code de d&#233;ontologie des m&#233;decins n'est pas psychologique, il ne couvre pas les d&#233;rives des psychiatres. D'ailleurs c'est ce que disait le juriste LIONCAN. DURMARQUE dit que maintenant il faut l&#233;galiser l'exercice et l&#233;galiser un code de d&#233;ontologie, d'avoir la panoplie compl&#232;te c'est-&#224;-dire avoir un ordre professionnel. Cela m&#233;rite d&#233;bat. Une autre question serait une commission d'&#233;thique mais distincte de la d&#233;ontologie parce que ce sont deux champs diff&#233;rents. Pour moi une commission d'&#233;thique est pluridisciplinaire et comporte aussi bien des philosophes que des psychologues... Pour travailler, pour examiner la norme que l'on fabrique in&#233;luctablement soi-m&#234;me, c'est revenir constamment sur la fabrication de la norme que l'on ne peut pas s'emp&#234;cher de fabriquer. Je pense qu'il faudrait que ce comit&#233; d'&#233;thique d&#233;veloppe une th&#233;orie de l'action c'est-&#224;-dire une mani&#232;re de jurisprudence clinique ou de d&#233;marche prudencielle. Il ne doit pas interdire mais prot&#233;ger, d&#233;velopper une orientation tendancielle, ce que j'appelle une d&#233;marche prudencielle, qui ne veut pas dire non plus c'est pas de bonnes pratiques, mais d&#233;velopper une pens&#233;e de d&#233;marche prudencielle. Il y a une disctinction entre la d&#233;ontologie et l'&#233;thique selon que l'on est juriste ou psychologue. &lt;br class='autobr' /&gt; L'autre id&#233;e mais qui est une esp&#232;ce de posture de combat, c'est que, si l'on veut nous mettre dans le livre IV, il n'en est pas question. Il faut proposer un nouveau livre, un livre IV bis, ou peu importe le chiffre d'ailleurs, qui s'intitulerait psychologues&lt;br class='autobr' /&gt;
, comme vous avez actuellement le livre V qui s'intitule pharmaciens. &lt;br class='autobr' /&gt; On aurait un livre IV bis qui s'intitulerait psychologues et qui nous diff&#233;rencierait compl&#232;tement des professions m&#233;dicales... Juridiquement c'est tout &#224; fait faisable, mais cela suppose l'action du Parlement, donc &#231;a ouvrirait le code de la sant&#233; au rapport d'alt&#233;rit&#233; des personnes en ne r&#233;duisant pas ces derni&#232;res &#224; leur individualit&#233; biologique parce que la psychologie n'appara&#238;t pas du tout dans le code de la sant&#233; alors qu'elle appara&#238;t dans la loi de r&#233;forme hospitali&#232;re de 1991.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le plan professionnel, il n'y a pas de traduction dans le code de la sant&#233;. Ensuite caract&#233;riser l'originalit&#233; de l'action du psychologue au regard d'autres champs et d'autres buts quant au souci de la personnalit&#233;, poser que l'action du psychologue et l'action du m&#233;decin seront des rapports d'intersection et non de compl&#233;mentarit&#233;. Autrement dit, l'interdisciplinarit&#233;, le psychologue n'est pas tout, le m&#233;dical n'est pas tout et la conjugaison des deux n'est pas tout non plus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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