Avis de décès de la profession de psychologue

mercredi 24 juin 2009
popularité : 4%

Le psychologue est mort , Vive le psychothérapeute psychologue ! clameur que l’on entend venant du snp et de la ffpp !

http://ameli.senat.fr/publication_pl/2008-2009/463.html
(CMP) Article 22 septies 91

Les deux derniers alinéas de l’article 52 de la loi n° 2004‑806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés :

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article et les conditions de formation théorique et pratique en psychopathologie clinique que doivent remplir les professionnels souhaitant s’inscrire au registre national des psychothérapeutes. Il définit les conditions dans lesquelles les ministres chargés de la santé et de l’enseignement supérieur agréent les établissements autorisés à délivrer cette formation.

« L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.

« Le décret en Conseil d’État définit les conditions dans lesquelles les titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations peuvent bénéficier d’une dispense totale ou partielle pour la formation en psychopathologie clinique.

« Le décret en Conseil d’État précise également les dispositions transitoires dont peuvent bénéficier les professionnels justifiant d’au moins cinq ans de pratique de la psychothérapie à la date de publication du décret. »



Commentaires

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dimanche 27 juin 2010 à 22h56 - par  psycho

" Nous psychologues en institution, à qui on demande d’être psychothérapeutes, nous devons revendiquer le titre de psychothérapeute de droit puisque nous en avons l’exercice de façon tout à fait officielle, d’autant que le décret ne nous est pas opposable sur le plan de la pratique en ne définissant nullement celle-ci".
On te le donnera mais tu sera médicalisé !
Georges , j’inssite, ce titre nous fait disparaitre comme tu le dis aussi , la logique indique qu’il faut refuser ce surtitre et changer l’article de loi.c’est une impasse et un piège que de le demander absolument , ça n’est pas le bon angle d’attaque.
Ce titre de psychothérapeute fait partie d’un tout, d’une partie d’échec joué par la DGS, le pouvoir médical, le pouvoir hospitalier et nous sommes les pions.
Nous avons les moyens de nous mobiliser , la pétition le montre , pour défendre notre métier à condition qu’on mette tout sur la table : notemment une réforme des études...
j p aubel

dimanche 27 juin 2010 à 11h27

Je crois qu’il faudrait un peu temporaliser les choses et nous tourner vers l’action logique. Je ne peux dire tout seul si le moment de conclure est atteint, mais il est sûr que nous ne sommes plus dans l’instant du regard, en revanche nous sommes déjà en plein temps pour comprendre. En verrons nous la fin ?Il me semble évident que nous faisons tous l’analyse que quelque chose est inadmissible dans ce décret. C’est sur les revendications ou mode d’action que des divergences se font.

Plusieurs pétitions sont en cours, et réunissent déjà des milliers de signataires, il faut trouver une continuité à cette mobilisation qui existe déjà, et dépasser les divergences souvent de détails entre organisations. Si les collègues sont quelque peu défaitistes sur les chances d’une action d’envergure, il faut le comprendre, au vu des nombreuses attaques ou fin de non recevoir dont la profession de psychologue a fait l’objet ces dernières années, mais aussi à la lumière de nos débats actuels, dont la lecture montre bien que rares sont les psychologues qui pensent à un avenir radieux.
Alors que pourtant, nous sommes des milliers à manifester par nos signatures, je lis que des collègues pensent encore que, comme nous n’avons pas de représentation à l’assemblée nationale par conséquent nous ne pourrons rien obtenir. ???C’est vrai que des députés psychologues ça aiderait bien, mais ça n’empêche que je suis sidéré par tant de défaitisme et je rejoins JP Aubel dans son "alea jacta ironique en réponse sur FB à la manifestation d’un tel défaitisme pa l’un de nos collègues. Parce que bon sang, les députés sont justement là pour nous représenter nous aussi ! C’est ça qu’on appelle une démocratie. Nous avons tout à fait les moyens de créer un rapport de force, et même de nous faire entendre sur ce dont nous demandons la modification, à condition de nous entendre nous-même.

Il est tout à fait possible que le principe de plaisir des hommes politiques existe aussi, alors il est sûr qu’ils vont un peu rechigner à annuler purement et simplement le décret qu’ils ont mis si longtemps à écrire, mais qui n’en est pas moins inadmissible à de nombreux titres.A commencer par le fait qu’en promulguant une différence de statut absolument infondée entre les psychologues et les psychiatres il ouvre une autoroute à la paramédicalisation des psychologues, à quoi les psychanalystes ne vont échapper que dans un premier temps. En outre, c’est tout à fait, qu’on le veuille ou non, le cadre législatif qui prépare l’entrée en grande pompe des psychothérapeutes non psychologues à l’hôpital, et pas du tout dans un souci de pluralisme. Mais nous avons tout à fait les moyens d’enrayer cela en demandant comme première étape le rétablissement de l’égalité de statut des psychologues et des psychiatres à l’égard du titre de psyhothérapeute, puisqu’il y a un répartition de cet exercice entre psychologues et psychiatres. Avec vraisemblablement beaucoup plus d’actes psychothérapiques réalisés par les psychologues que par les psychiatres. Nous, psychologues n’avons d’ailleurs pas d’autres vocables que le terme de psychothérapie pour qualifier notre action vis à vis des usagers. Et je crois qu’il faut le revendiquer car le terme d’entretiens psychologiques qui pourrait lui être substitué ne veut déjà plus rien dire avec la création de ce décret.
Nous psychologues en institution, à qui on demande d’être psychothérapeutes, nous devons revendiquer le titre de psychothérapeute de droit puisque nous en avons l’exercice de façon tout à fait officielle, d’autant que le décret ne nous est pas opposable sur le plan de la pratique en ne définissant nullement celle-ci.
Nous devons créer un vrai rapport de force parce qu’il est clair qu’on nous prend pour des cons.
Combien les psychologues ont-ils assurés de séances de psychothérapie depuis l’ouverture des CMP par exemple ?Des centaines de milliers ou des millions ?
Et pour quelle reconnaissance ? Sur la base de quelle incompétence, ou inqualification faudrait-il règlementer cet exeercice ? Y-a-t-il eu pendant ces décennies la moindre remise en cause sérieuse de la compétence des psychologues notamment hospitaliers dans la conduite de ces psychothérapies ?
Il est tout à fait évident que si nous ne créons pas de rapport de force et n’obtenons pas le rétablissement de la parité devant le droit au titre avec les psychiatres, demain les pouvoirs publics légifèrerons sur l’exercice psychothérapique en institution en précisant légalement, ce qui existe déjà plus ou moins implicitement : la prescription tant attendue des psychothérapies par les psychiatres, avec besoin de leur accord pour le début, la fin, le nombre et la durée des séances. Tout ceci fait partie de la logique de ce décret, et beaucoup de psychiatres en quête de pouvoir jubilent.
Bien que tout le monde sache que cela serait une catastrophe, pas seulement pour les psychologues, mais surtout pour les patients, on peut vraiment s’attendre à ce que cela se produise dans notre société telle quelle fonctionne actuellement. Dans un contexte de perte du bon sens, de mise en place d’un contrôle généralisé sur tout, pour ne pas dire de fliquage. Fliquage tout à fait inutile du reste puisque le sentiment d’insécurité ne cesse de croître avec plus récemment (sans doute à cause des psychanalystes eux-mêmes) une apparition en force de la négation de l’inconscient freudien.

Tout ça va se produire si nous restons défaitistes, il y a des choses que nous ne pouvons pas changer, mais il y en d’autres sur lesquelles nous avons parfaitement prises. Par exemple même si ça ne solutionne pas tout, l’annexe du décret peut parfaitement être abrogée ou modifiée, puisqu’elle déqualifie toute une pratique institutionnelle actuellement en œuvre. Sans quoi et si à nos pétitions il était opposé une fin de non recevoir, nous pourrions tous décider d’interrompre la saisie statistiques de nos actes qualifiés de psychothérapie et de refuser de répondre aux nouvelles demandes de psychothérapies qui nous seraient adressées, en assortissant ces refus d’une demande massive à être formés."

Reproduction d’un commentaire de message sur Facebook par Georges BLOND, psychologue.

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