Depuis 2005, des psychologues praticiens dénoncent une déconstruction méthodique du métier des 7500 psychologues hospitaliers : les effets directs de la loi et des dècrets du titre de psychothérapeute (9 aôut 2004) , l’attaque contre le temps Fir, sa suppression pour les contractuels qui représentent plus de la moitié des embauches.

mercredi 15 décembre 2010
popularité : 4%


 
2 octobre 2010
· Un cas
très concret d’Un collègue psychologue de service public, parmi les nombreux
qui nous parviennent.
"te dire les premières retombées pour ma
part, de la loi et décrets relatifs au titre de psychothérapeute : à
......, je travaille depuis plus de 6 ans dans un cabinet thérapeutique qui est
attaché à un IME, le centre ayant soutenu depuis de nombreuses années une
orientation psychanalytique ( qui ne tient d’ailleurs qu’à un fil ), bref, il
m’est demandé par l’établissement public, puisque l’établissement n’est pas un
établissement privé mais dépend ......... qui est un établissement public, donc
me demande de fournir les démarches que j’effectue en vue d’obtenir le titre de
psychothérapeute, puisqu’il est rappelé dans le courrier que j’ai reçu qu’à
......., on ne peut mener des psychothérapies sans avoir le titre de
psychothérapeute, donc que l’inscription sur les listes départementales est
obligatoire pour conduire une thérapie !! Te dire que sur mon contrat de
travail, je suis recruté comme psychanalyste, ni psychologue, ni
psychothérapeute...j’ai là bénéficié, des effets du projet de soin mis en place
par des psychanalystes soutenus par une direction à ce moment... tout cela est
vivement critiqué, attaqué notamment par des cheffaillons de service qui ne
sachant pas quoi faire, sont à la recherche du pouvoir !!! que penses-tu
de la demande qui m’est faite ? J’avais cru comprendre que des députés
étaient montés au créneau pour dénoncer les effets pervers de la loi notamment
pour ce qui concerne les psychologues ? qu’en est-il pour vous, dans vos
services ? ... ?
Voilà un des effets directs des décrets, les institutions reconfigurent et reconfigurerons les postes des psychologues ou dans ce cas d’un psychanalyste en poste de psychothérapeute titré. Vous noterez que l’institution demande à un analyste de porter le titre de psychothérapeute pour exercer des psychothérapies, ce qui déroge à la loi. En effet, c’est le titre de psychothérapeute qui est protégé et non la pratique. Les Psychologues et les psychanalystes n’ont pas attendu le titre de psychothérapeute pour exercer les psychothérapies et surtout se former. Mener des psychothérapies
sans avoir le titre de psychothérapeute est tout à fait possible, c’est le titre de psychothérapeute qui est protégé mais non l’activité de psychothérapie, donc un psychologue, un psychanalyste a le droit d’exercer des psychothérapies sans avoir le titre de psychothérapeute. La transformation
des emplois a débuté, les institutions vont petit à petit prendre des psychothérapeutes titrés et dans la transition ils vont de façon arbitraire forcer les gens à demander le titre .
Psychologuesenresistance
2 octobre 2010 :
Psychologuesenresistance , à la suite de cette interpellation, a sollicité l’avis du SNP (syndicat national des psychologues) et FFPP (federation française des psychologues et de la
psychologie) et de PSP.(psychologie de santé publique)
Réponse limpide et experte de Ph Grosbois de la FFPP : d’après ce que dit ce
collègue :

 1 - il a été recruté comme psychanalyste, non comme psychologue. Sa situation relève donc du soutien éventuel de la société de psychanalyse à laquelle il appartient éventuellement ; mais si ce collègue est psychologue, il faudrait voir quelle catégorie professionnelle figure sur
son bulletin de salaire...
2 - "il est rappelé dans le courrier que j’ai reçu qu’à ....., on ne peut mener des psychothérapies sans avoir le titre de psychothérapeute, donc que l’inscription sur les listes départementales est obligatoire pour conduire une thérapie"...
C’est FAUX !!! C’est une interprétation erronée de la loi et du décret !
Celles-ci protègent désormais seulement l’usage du titre, non la pratique. Il y a donc possibilité de recours juridique ou/et syndical éventuel.
L’inscription sur les listes départementales n’est pas obligatoire : l’article 52 est formel sur ce point : il s’agit d’une démarche volontaire, donc optionnelle !
Par ailleurs, nous sommes d’accord pour refuser massivement, en tant que psychologues, de candidater au titre de "psychothérapeute" qui est une tromperie du public et apparemment également de certains employeurs qui n’ont rien compris à la nouvelle réglementation !
Il va falloir que les organisations professionnelles se mobilisent auprès des regroupements d’employeurs (syndicats, confédérations, etc.) pour les informer !!! Tu peux transmettre ma réponse au collègue en question et voir si ce collègue est membre d’une organisation professionnelle qui pourrait défendre ses droits !
Réponse plus offensive de PSP : Comme nous l’avions montré depuis... des lustres... avec Psychologues en Résistance, la perversion (au sens commun du terme) est à l’œuvre ici : les
institutions confondent protection du titre de psychothérapeute et protection de l’acte psychothérapie.
Aussi je propose que tous les psychologues de France contre attaquent... et exigent dès à présent, puisque leur titre est protégé depuis 1985... que les actes psychologiques le soient de même et qu’ils soient les seuls habilités à faire du soutien psychologique, des entretiens
psychologiques, des tests psychologiques, des régulations psychologiques d’équipes, etc.... et toutes activités psychologiques définies par leurs statut (quand ils en ont un, ce qui n’est pas le cas des libéraux) !!!!
F. PAGANO, présidente de Psychologie de Santé Publique
6 octobre 2010-
· Attaque
contre le temps FIR suite à la nouvelle circulaire du 4 mai 2010 sur le temps F.i.r qui est supprimé pour les contractuels , quand on sait que l’avenir appartiendra à des contractuels psychothérapeutes-psychologues (nouveau métier)
.Comme
nous aimons le répéter sur notre site, nous dénonçons la déconstruction du métier qui a commencé par la création du titre de psychothérapeute : l’attaque contre le temps FIR est une suite, d’autres vont suivre comme la formation par la fac de médecine de ces nouveaux psychothérapeutes-psychologues low cost.
Un autre cas concrèt , le 7 décembre 2010
Je suis psychologue en milieu hospitalier et j’accepte chaque année des stagiaires en psychologie que je prend en charge aussi souvent que nécessaire, et généralement tout au long de la semaine (indispensable pour le nombre d’heure important nécessité par leur cursus).
Or mon directeur vient de m’adresser un courrier (visant la nouvelle circulaire) me précisant que dorénavant je devrai prendre en charge les stagiaires sur mon temps FIR seulement .... c’est à dire 13h par semaine au lieu de 39h ... (sic !) A ce rythme là, les étudiants de Master vont devoir faire leurs stages en... 3 ans ! Pensez-vous que les universitaires soient au courant de telles inepsies ? Et ceux qui ont initié une telle circulaire, ont-ils eu bien conscience des conséquences ? S’ils voulaient couper les racines de la formation des futurs psychologues, ils n’auraient pas fait mieux !
confraternellement votre un psychologue "résistant"du sud de la France
Des collègues de Picardie lancent une pétition :

 

 Il va de soi que cela est la conséquence de la finalisation de la création du titre de psychothérapeute, nouveau métier de la FPH. Cela coule de source que tous les acquis de la profession de psychologue ne seront pas reconduits dans le futur métier : CQFD
10 novembre 2010 : Il est temps d’envisager une action de grande envergure pour dire :

Non à la déréglementation de notre
métier, Non à l’installation d’une nouvelle profession de santé psychothérapeute-psychologue !

Sommes nous prèts à la suspension de l’enregistrement de nos actes de
psychothérapie... ?

Psychologues en résistance.



 

 

  A quand le réveil des organisations de psychologues et syndicats pour prendre en compte le véritable enjeu de l’arrivée de ces psychotérapeutes


 Il va de soi que cela est la conséquence de la finalisation de la création du titre de psychothérapeute, nouveau métier de la FPH. Cela coule de source que tous les acquis de la profession de psychologue ne seront pas reconduits dans le futur métier : CQFD
Il est evident que les lois votées vont s’appliquer.

As t-on encore beaucoup d’options ?

Penser que le recours empéchera l’application de la loi nous parait illusoire,

Obtenir une égalité avec les psychiatres dans l’obtention du titre fera disparaitre le métier actuel,

seul un réveil massif des psychologues pourra infléchir la direction médicalisante imposée à notre profession ; afin de continuer à construire celle ci dans le champ des sciences humaines et avec les psychologues praticiens. 

10 novembre 2010 : Il est temps d’envisager une action de grande envergure pour dire :

Non à la déréglementation de notre
métier, Non à l’installation d’une nouvelle profession de santé psychothérapeute-psychologue !
Sommes nous prèts à la suspension de l’enregistrement de notre activité de
psychothérapie... ?
Psychologues en résistance.

  A quand le réveil des organisations de psychologues et syndicats pour prendre en compte le véritable enjeu de l’arrivée de ces psychotérapeutes low coast ?

9 novembre 2010

- Dans sa lettre du 4 novembre l’ufmict-cgt emboite le pas de nos analyses bien antérieures à leurs constatations sur la déconstruction du métier de psychologue, enfin, mais après quand même s’être fourvoyé dans le recours pour obtenir le titre de psychothérapeute sans formation supplémentaire et apres que certains adhérents aient alerté le syndicat sur cette menace pour la profession. La cgt informe : En quelques mois, 3 textes de loi attaquent notre profession :• 4 mai : circulaire sur le temps FIR• 20 mai : décret sur les psychothérapeutes•

nos commentaires :

4 novembre : décret sur la réforme des concours, la cgt a oublié un 4° point qui coupe la branche sur laquelle nous sommes assis : .en 07/10, elle participe au recours en conseil d’état pour demander l’obtention du titre de psychothérapeute à égalité avec les psychiatres.Etrange tout de même alors que la profession est déconstruite petit à petit ;Nous ne pouvons que regretter le double discours de l’ensemble des organisations signataires de la demande de recours en conseil d’état qui d’un côté dénoncent mollement les attaques contre le métier et d’un autre coté veulent le surtitre de psychothérapeute qui est le point final à la destruction de notre métier. Ceci étant le résultat et l’impasse dans laquelle ils se sont laissé enfermer par la DGS depuis une dizaine d’année par une navigation à vue ou une incurie de certains responsables.

 La position dans les communiqués des principales organisations :

SNP, FFPP, CGT, UNSA, SFP, SIEERPP

Leur position s’aligne dans un recours au conseil d’état pour demander une modification de l’annexe liée aux décrets sur le titre de psychothérapeute afin d’obtenir le titre de psychothérapeute !! autrement dit la mort de la profession de psychologue.

 


 
 

 

 


Commentaires

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dimanche 12 décembre 2010 à 09h39 - par  psycho

Chère collègue
ça n’est pas faute de l’avoir l’avoir analysé et dit aux grandes organisations depuis 2005 mais il n’y a eu aucun répondant. Elles se sont servi de grands noms de la psychologie pour anéantir la révolte des gens de la base de laquelle ils sont coupé depuis belle lurette.
Votre dernière remarque , dans le courant des initiateurs de la psychothérapie du champ de mars, je trouve, est suicidaire puisque qu’en demandant ce titre dans les conditions du nouveau titre équivaut à se faire hara kiri.
Il reste toujours quelque chose à faire et sans doute avec l’ensemble de ceux qui pratiquent les psychothérapies dans le service publique, psychiatre , psychologues, c’est informer massivement le public et tous les élus, les décideurs, afin de dénoncer la privatisation des soins et la création d’un nouveau métier au service de ce dessein.

Logo de psycote
dimanche 12 décembre 2010 à 08h35 - par  psycote

Boycotter les psychothérapies ?
Cela aurait eu du sens et des effets dès la parution du décret en juin 2010 ! (mobilisation des psychiatres aux côtés des psychologues et pourquoi pas des usagers). Aujourd’hui, les psychologues savent qu’ils peuvent continuer à pratiquer et beaucoup s’en contenteront hélas en ne mesurant pas que les psychothérapeutes leur seront bientôt préférés et qu’à terme ils finiront aux oubliettes.
Il y a qu’une raison qui pourrait encore justifier cet acte de résistance et d’opposition, c’est si les directeurs d’établissements hospitaliers (supérieurs hiérarchiques des psychologues) ou et les médecins chefs de service refusaient d’attester aux psys qui le leur demanderaient de leur pratique de la Psychothérapie dans le cadre de leurs fonctions hospitalières, pour ceux qui souhaitent faire reconnaître cinq années de pratique dela psychothérapie dans le cadre de la clause dite grand-père .
Bien à vous,
psycote

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