Interpréter l’agir : un défi théorique.

vendredi 24 juin 2011
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Voilà un ouvrage qui devrait intéresser les psychologues.

 Interpréter l’agir : un défi théorique



Le livre en une phrase


Interpréter l’agir est un défi théorique, auquel répondent les auteurs de l’ouvrage en partageant une même orientation épistémologique permettant de dépasser les anciens dilemmes : sujet/réalité, individu/société, acteur/système, action/structure… et enfin comprendre/expliquer.


Quatrième de couverture



 

Interpréter l’agir est un défi théorique, dans lequel s’engagent les auteurs de cet ouvrage.

Quatre chercheurs plus anciens – Yves Clot, Daniel Faïta, Bruno Maggi, Gilbert de Terssac – et neuf chercheurs plus jeunes – Roberto Albano, Maryse Bournel Bosson, Tommaso Maria Fabbri, Giovanni Masino, Bernard Prot, Angelo Salento, Frédéric Saujat, Jens Thoemmes, Marco Zamarian – présentent leurs points de vue sur divers aspects de l’agir humain, dans différents cadres disciplinaires : psychologie, sociologie, économie, droit, linguistique, sciences de l’éducation, ou le domaine d’étude interdisciplinaire de l’organisation entendue comme régulation de l’action sociale.

Qu’ils développent des théories de l’action, ou des théories de l’activité, les auteurs de l’ouvrage répondent au défi posé par l’interprétation de l’agir en partageant une même orientation épistémologique permettant de dépasser les anciens dilemmes : sujet/réalité, individu/société, acteur/système, action/structure… et enfin comprendre/expliquer.


Les mots-clés


Epistémologie des sciences humaines et sociales, interprétation de l’agir social, théories de l’action, théories de l’activité, comprendre/expliquer


Publics concernés

Cet ouvrage concerne notamment les doctorats et les masters en psychologie, sociologie, économie, droit, linguistique, sciences de l’éducation, gestion, ergonomie, ainsi que le grand public intéressé au débat épistémologique des sciences humaines et sociales et aux développements des théories de l’action et des théories de l’activité.

[| Présentation des auteurs |]

Bruno Maggi, directeur de l’ouvrage, titulaire de Théorie de l’organisation à l’Université de Bologne et à l’Université des Etudes de Milan, a aussi enseigné Méthodologie des sciences sociales. Sa réflexion porte sur l’épistémologie et la théorie interdisciplinaire de l’organisation entendue comme régulation de l’action sociale. Il a fondé et dirige la collection électronique TAO Digital Library et deux programmes de recherche : sur le changement organisationnel dans le travail et les entreprises et sur les rapports entre travail et bien-être. Plusieurs fois professeur invité à Paris, par différents établissements, Toulouse, Aix-en-Provence, Porto, Montréal, en Amérique Latine, il a notamment publié en France : aux Editions Octarès en 2003 De l’agir organisationnel, et en 2007 avec D. Faïta, Un débat en analyse du travail ; sous sa direction, Manières de penser, manières d’agir en éducation et en formation aux PUF en 2000, et L’Atelier de l’organisation à l’Harmattan en 2001.

Yves Clot est professeur titulaire de la chaire de Psychologie du travail du CNAM à Paris et directeur du CRTD, Centre de Recherche sur le Travail et le Développement. Ses thèmes de recherche concernent la santé au travail, le développement du pouvoir d’agir des travailleurs. Il propose une alternative méthodologique à la gestion des risques psychosociaux : une clinique de l’activité fondée sur des techniques dialogiques de développement de l’expérience professionnelle. Son approche cherche à poursuivre l’œuvre de L.S. Vygotski dans le champ du travail. Régulièrement invité dans des Laboratoires étrangers, il est notamment l’auteur en 1999 aux PUF de La fonction psychologique du travail et à La Dispute, sous sa direction, de Avec Vygotski, le livre qui en renouvelle la réception française. Les deux derniers ouvrages sont : Travail et pouvoir d’agir en 2008 aux PUF et Le travail à cœur. Pour en finir avec les risques psychosociaux aux Editions de la Découverte en 2010.

Daniel Faïta, professeur émérite de l’université de Provence, est linguiste de formation. Créateur, avec le philosophe Yves Schwartz, d’une filière d’Analyse Pluridisciplinaire des Situations, son activité de recherche s’est principalement orientée vers l’analyse du travail par l’entremise des questions relatives au langage et à l’échange verbal, en accordant la priorité au traitement des enjeux méthodologiques. Engagé dans une démarche visant à mettre à profit les acquis des sciences du travail dans l’analyse des activités d’enseignement et de formation, il est membre de l’équipe d’Ergonomie de l’Activité des Professionnels de l’Education, UMR P3 ADEF, dans laquelle il anime des projets internationaux. Il a rédigé des ouvrages et des parties de livres collectifs consacrés à ces questions, notamment publiés en Suisse et au Canada. Un débat en analyse du travail, en collaboration avec B.Maggi en 2007 aux Editions Octarès, synthétise la démarche qui est la sienne des points de vue conceptuel et méthodologique.

Gilbert de Terssac, sociologue, docteur d’Etat es Lettres, directeur de recherches au CNRS, a contribué à créer et dirigé le laboratoire de recherche CERTOP, Travail, Organisation, Pouvoir, associé au CNRS et à l’Université Toulouse Le Mirail. Après avoir analysé le travail ouvrier dans les industries de processus à hauts risques, il s’est intéressé au travail de conception de logiciels de gestion de production et a coordonné un programme de recherche sur le « travail d’organisation ». Il travaille actuellement sur les risques socio-organisationnels. Parmi ses ouvrages : aux PUF, en 2002 avec K. Lalande, Du train à vapeur au TGV : sociologie du travail d’organisation, et à paraître, avec J. Mignard, Le paradoxe de la sécurité : le cas d’AZF ; sous sa direction, aux Editions Octarès en 1996, avec E. Friedberg, Coopération et conception, et à La Découverte en 2003, La théorie de la régulation sociale de Jean Daniel Reynaud : débats et prolongements.

Roberto Albano est professeur de Sociologie à la Faculté de lettres et philosophie de l’Université de Turin. Ses recherches portent sur les processus de socialisation des adolescents et des jeunes, et en particulier sur la régulation des relations en famille, à l’école et entre les pairs. Parmi ses publications : L’organizzazione del servizio sociale, sous sa direction avec M. Marzano (Angeli, Milan, 2000) ; Introduzione alla statistica per la ricerca sociale, avec S. Testa (Carocci, Rome, 2002) ; Capire la società. Introduzione alle scienze sociali, avec A. Cavalli, A. Pichierri, R. Sciarrone (Loescher, Turin, 2004) ; La ricerca sociale sulla comunicazione, avec L. Paccagnella (Carocci, Rome, 2006).

Maryse Bournel Bosson est psychologue, maître de conférences à l’Université de Franche-Comté, membre du laboratoire de psychologie de Besançon et chercheur associé au CRTD du CNAM à Paris. Ses thèmes de recherche se situent sur les mouvements et réalisations de la pensée dans l’activité langagière lorsque des sujets se confrontent aux traces de leur activité, en référence aux travaux de L.S. Vygotski et de M.M. Bakhtine. Parmi ses contributions récentes : Analyse du travail et revitalisation du collectif, in Y. Clot et D. Lhuilier (s/d), Agir en clinique du travail (Erès, Toulouse, 2010) ; Développement de l’activité des sujets et mouvements dialogiques, in V. Alexandre (s/d), Penser et agir (Editions Le Manuscrit, Paris, 2010).

Tommaso M. Fabbri est professeur d’Organisation d’entreprise à la Faculté d’économie de l’Université de Modène et Reggio en Emilie. Ses intérêts de recherches portent sur l’apprentissage organisationnel, la sécurité et le bien-être au travail, les relations professionnelles. Il a été Visiting Professor au Department of Management and Organization de la Pennsylvania State University et il a notamment publié : L’apprendimento organizzativo (Carocci, Rome, 2003), Teoria organizzativa e diritto del lavoro nella regolazione del lavoro a progetto, avec M. Neri (Rivista di Diritto delle Relazioni Industriali, 3, 2007), et sous sa direction, L’organizzazione : concetti e metodi (Carocci, Rome, 2010).

Giovanni Masino est professeur d’Organisation d’entreprise à la Faculté d’économie de l’Université de Ferrare et président du CREIC, Centro di Ricerca sulla Economia dell’Innovazione e della Conoscenza. Ses thèmes de recherche portent sur le changement organisationnel et ses relations avec le changement technologique ou les processus d’innovation, sur les processus de décision, la responsabilité sociale de l’entreprise. Il a été Visiting Scholar au Sociology Department de l’University of North Carolina (USA) et chercheur invité au CERTOP-CNRS à Toulouse. Il a notamment publié : Nuove regole di progettazione : opportunità tecnologiche e scelte organizzative (La Nuova Italia Scientifica, Rome, 1997) et Le imprese oltre il fordismo. Retorica, illusioni, realtà (Carocci, Rome, 2005).

Bernard Prot est maître de conférences en Psychologie à l’Institut National d’Etude du Travail et d’Orientation Professionnelle et membre du CRTD au CNAM à Paris. Son domaine de recherche est défini par la théorie du développement des concepts de L.S. Vygotski et par l’orientation actuelle de la « clinique de l’activité ». Il étudie les questions contemporaines d’orientation tout au long de la vie, notamment la validation des acquis de l’expérience et la conception de référentiels de certification. Parmi ses contributions : Pour sortir des idées fixes sur l’évaluation (Revue de l’IRES, 2007, 55).

Angelo Salento est chercheur en Sociologie à l’Université du Salento. Ses thèmes de recherche concernent les domaines de la sociologie du droit et de la sociologie économique, portant notamment sur l’étude du rapport entre transformations socio-économique et changement du droit du travail. Parmi ses ouvrages : Postfordismo e ideologie giuridiche. Nuove forme d’impresa e crisi del diritto del lavoro (Angeli, Milan, 2003) ; Il campo e il gioco. Appunti su Bourdieu (Manni, Lecce, 2004) ; Finanziarizzazione e (diritto del) lavoro, in M. Pedrazzoli (s/d), Lessico giuslavoristico. Vol. II Impresa (Bononia University Press, Bologne, 2010).

Frédéric Saujat est maître de conférences HDR à l’IUFM d’Aix-Marseille/Université de Provence et membre de l’équipe ERGAPE, Ergonomie de l’Activité des Professionnels de l’Education. Ses thèmes de recherche concernent l’entrée dans le métier et le développement professionnel des enseignants, et la conception de dispositifs et de contenus de formation indexés à une analyse de l’activité. Il a été professeur invité à la Pontifícia Universidade Católica de São Paulo au Brésil. Son plus récent ouvrage, avec Daniel Faïta, Dialogue et mise en récits du travail. Variations sur l’activité en développement, va paraître aux éditions Erès, Toulouse.

Jens Thoemmes est sociologue et directeur de recherche au CNRS. Il travaille au Centre de Recherches et d’Etudes sur Travail, Organisation et Pouvoir (CERTOP) à Toulouse qu’il a dirigé entre 2007 et 2010. Ses recherches comparatives portent sur les temporalités, la négociation collective, les cadres, les conditions de travail. Son approche cherche à combiner l’analyse du travail, des marchés et de l’action publique. En 2000 il a publié aux PUF l’ouvrage Vers la fin du temps de travail ? et chez L.G.D.J, Lextenso Editions en 2010 La négociation du temps de travail : une comparaison France – Allemagne.

Marco Zamarian est professeur d’Organisation d’entreprise à la Faculté d’économie de l’Université de Trento. Ses intérêts de recherche concernent les routines organisationnelles, les artefacts technologiques, l’évaluation des soutiens publiques aux entreprises. Il a été Visiting Scholar au CREW, Collaboratory for Research on Electronic Work de la School of Information, University of Michigan. Parmi ses publications : Le routines organizzative. Percorsi di apprendimento e riproduzione (Utet, Turin, 2002) ; L’influence des choix organisationnels sur l’intensité du travail (avec B. Maggi, in Organisation et intensité du travail, s/d de P. Askenazy, D. Cartron, F. De Coninck, M. Gollac, Octarès Editions, Toulouse, 2006). 



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