L’impérative (r)évolution de la formation des psychologues : Un doctorat réformé en psychologie pour tou(te)s les psychologues

dimanche 31 juillet 2011
popularité : 6%

Une vraie réponse à la requalification du métier de psychologue, imposée par l’état, par l’introduction du titre de psychothérapeute dans la loi HPST et ses conséquences désastreuses en termes de formation clinique minimaliste et au rabais que les décrets imposent aux psychologues.
Nous vous invitons à diffuser ce projet qui ne peut que tirer vers le haut une profession qui a su prendre des responsabilités depuis des décennies.
psychologuesenresistance.

L’impérative (r)évolution de la formation des psychologues :

Un doctorat réformé en psychologie pour tou(te)s les psychologues[1] par Jean-Pierre Bouchard[2] (Courriel : jean_pierre_bouchard@yahoo.fr)

L’actualité concernant les psychologues prouve une nouvelle fois qu’ils ne peuvent pas uniquement se cantonner à réagir dans l’après coup des réformes, souvent inadaptées, conçues et mises en place par les pouvoirs publics. En serait-on à devoir tenter de colmater les problèmes actuels tellement prévisibles si, entre autres exemples, tous les psychologues avaient été systématiquement formés à l’exercice des psychothérapies dans leur formation initiale ? Plus que jamais il incombe aux psychologues d’anticiper les difficultés en concevant un modèle d’évolution de la psychologie et de son exercice prenant en compte l’intérêt supérieur des usagers. Cette évolution passe inévitablement par une révolution de leur formation et donc par de profondes et radicales modifications des pratiques universitaires en la matière. Les psychologues sont-ils condamnés à disparaître comme l’évoquent certains ? Nul ne peut s’y résoudre. Concevons une formation cohérente, adaptée aux besoins, par l’excellence, dispensée par des psychologues compétents, et nous irons vers le meilleur !

La proposition de réforme de la formation initiale des psychologues français et européens qui est ici développée pose un cadre général, clair et simple. En suscitant l’amélioration du contenu de cette formation et en confortant la spécificité et l’unité de la profession de psychologue, tout en permettant la polyvalence de son exercice, cette réforme permettrait de mieux répondre aux demandes légitimes sans cesse plus nombreuses, plus diversifiées et plus complexes faites aux psychologues. Cette réforme, socle de la profession et de son exercice, permettrait également d’apporter une solution adaptée et de qualité au problème crucial de la formation visant à l’exercice des psychothérapies. Afin d’apporter une qualité de service optimum cet exercice des psychothérapies doit être une des fonctions possibles, parmi d’autres, d’un métier à la culture théorique et pratique psychologique beaucoup plus large et de haut niveau et ne saurait se réduire à une formation, à un titre et à une profession de « psychothérapeute » au sens étroit et appauvri du terme.

 Suite sur ce lien




Commentaires

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vendredi 7 octobre 2011 à 14h49 - par  kadija TURKI

Nous sommes un petit groupe d’étudiantes en psychologie et cette proposition de réforme nous a beaucoup fait réfléchir et discuter. C’est déjà une de ses premières qualités. Pour faire court nous en avons conclu que Jean-Pierre Bouchard est un psychologue courageux qui pose de bonnes questions en y apportant de bonnes réponses. Autres mérites de sa proposition : elle est simple, logique et optimale. A l’exact opposé d’Europsy que le texte de M. Bouchard nous à incité à découvrir. Nous avons même découvert qu’Europsy avait été importé et promu en France par un enseignant-chercheur en psychologie non psychologue (R Lécuyer). On peut à cette occasion mesurer l’énorme différence de réalisme et de qualité entre les conceptions d’un vrai psychologue et celles d’un non psychologue.

Les analyses de M. Bouchard nous ont également permis de mieux comprendre les origines de l’insatisfaction et du malaise ressentis par beaucoup d’étudiants en psychologie par rapport aux cours souvent inadaptés de leurs enseignants actuels. Puisque la France veut créer des pôles universitaires d’excellence pourquoi continue-t-on à recruter de tels enseignants ? Recruter de vrais psychologues talentueux qui ont longuement fait leurs preuves sur le terrain pour former à l’université les futurs psychologues est de toute évidence la voie logique vers laquelle il faut s’orienter. Là aussi on ne peut qu’abonder dans le sens de Jean-Pierre Bouchard. Compte tenu de ce que nous vivons et de ce que nous constatons autour de nous, nous pensons également que ce changement dans le mode de recrutement des enseignants-chercheurs améliorerait la qualité des mémoires, des thèses et plus généralement des travaux de recherche en psychologie. C’est un point très important. Cette faiblesse actuelle de la recherche en psychologie parait confirmée par le Professeur Jalley dans ses commentaires et ses publications.

Après avoir fait des recherches nous n’avons pas trouvé dans le passé de proposition de réforme en tous points équivalente aux propositions de Jean-Pierre Bouchard. L’originalité de ses propositions nous a été confirmée par des psychologues qui ont une longue expérience professionnelle et qui ont appartenu à différents syndicats dont le SNP.

Nous partageons l’avis de notre collègue étudiante Amélie sur les qualités médiatiques et pédagogiques de M. Bouchard. Ces qualités accréditent ses propositions de réforme que chacune et chacun d’entre-nous devrait diffuser et faire connaître. Cette diffusion est facile et c’est bien le moins que nous puissions faire pour la psychologie, les psychologues et leurs usagers.

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vendredi 9 septembre 2011 à 17h47 - par  psycho

C’est à vous , jeune génération de demander cette formation de haut niveau . je trouve que vous expliquez parfaitement le problème des DU.
Faites circuler ce texte
J P Aubel

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vendredi 9 septembre 2011 à 13h52 - par  kadija TURKI

Merci beaucoup pour votre article, je suis jeune psychologue (un an d’expérience) et durant mes études (paris descartes) c’est tout à fait sous cet angle que je voyais la formation de psychologue (la question du doctorat, de la création d’un internat, d’être une discipline qui vise l’excellence tant sur le plan de la formation que de la recherche, la question de la crédibilité de notre profession dans le milieu hospitalier par exemple (je travaille dans un CHU), et l’augmentation de nos salaires, ramener les psychologue à une activité de recherche en parallèle de leur pratique….). Je ne pensais pas que le projet était si avancé.

Je pense que tout cela est réalisable mais demandera beaucoup de temps. Suite à votre article, que pouvons nous faire pour commencer à concrétiser ce projet ?
Des soutiens politiques à obtenir, un nombre encore conséquent de psychologues à mobiliser ?

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jeudi 8 septembre 2011 à 13h45 - par  kadija TURKI

Je viens de lire votre article et j’avoue que je partage totalement votre point de vue. J’exerce depuis 3 ans seulement en tant que psychologue (spé. en neuropsychologie) et j’ai été témoin de tous les dysfonctionnement que vous évoquez au sujet de la formation universitaire. Moi même m’estime à l’aise avec ma pratique que depuis qq mois...
Rien que dans cette spécialité très à la mode (la neuropsychologie) depuis ma sortie de diplome en 2008, les formations se sont multipliées sur ce créneaux et leur qualité en pâtie. Pire, nombre d’étudiants de ces filières ont un discours revendiqué comme "pas vraiment un psy" ou en tout cas "pas un psy comme un clinicien". Je pense qu’il y a même une sorte de cission qui se forme entre confrères avec une déviation terrible des formations universitaires de la spécialité neuropsychologie qui est beaucoup trop insuffisante en clinique à mon sens. Et on voit des jeunes étudiants disposant uniquement d’un savoir technique mais aucun sens ou notion clinique. Cela met clairement en danger la psychologie dans ce domaine particulier de la neuropsychologie car si il suffit d’un savoir technique alors n’importe quel DU permet de l’acquérir et on est déjà témoin de substitutions de poste de psychologues spé. en neuropsychologie par des orthoponistes ayant un DU d’évalaution neuropsychologique.
Donc pour vous rejoindre, d’une formation incomplète et défaillante, on retrouve des étudiants mal formés ou de manière incomplète ne comprenant pas ce qui se joue dans une relation clinique et ne voyant pas au delà du testing et de l’empathie. Et c’est toute une spécialité de la profession qui se voit fragilisée (rien que l’apellation "neuropsychologue" est devenu un raccourci qui en dit long...)
Bref, j’espère tout simplement que la querelle des chapelles et autres cancers qui rongent la psychologie n’auront pas raison de cette brillante idée de rénovation.

Bien cordialement

Site web : Psychologue
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lundi 22 août 2011 à 11h32 - par  kadija TURKI

J’ai souvent vu à la télévision ou entendu à la radio Jean-Pierre Bouchard. Il assure vraiment dans tous les styles d’émissions et face à tous ses interlocuteurs (journalistes, avocats, juges, policiers, psychiatres, politiques,…). Ce n’est pas un hasard si c’est le plus médiatisé des psychologues. C’est un grand professionnel et un bon communicant. J’ai aussi vu qu’en plus de ses publications en psycho il avait publié de nombreux ouvrages documentaires dont un récemment sur la préhistoire. Ceux sont des personnes comme lui qu’il nous faut comme profs. C’est une locomotive et une chance pour les psychologues. Il valorise la psychologie et la profession. Etudiants, universitaires, organisations, syndicats, professionnels et tous les autres, soutenons-le et rallions-nous à ses propositions. L’union fait la force, surtout quand elle se fait autour d’un bon projet bien représenté.
Amélie, étudiante en Master

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dimanche 14 août 2011 à 15h37 - par  kadija TURKI

chèr(e) "MD psychologue bientôt retraitée",

C’est désespérant !

Vous avez du faire partie de ces majoritaires d’il y a 30 ans qui n’ont pas bougé lors du titre au niveau DESS.

Relisez mon intervention (... Si vous avez la curiosité de fouiller dans les archives du S.N.P. entre 1979 et 1982 vous verrez que Serge G. Raymond (psychologue des Hôpitaux) avait (avec d’autres dont j’étais) proposé strictement la même chose que M. Bouchard....) : je n’attribue pas au SNP ce que S.G. Raymond et quelques minoritaires membres du SNP (que nous étions) avions essayé d’impulser !

C’est avec ce genre de distorsions du discours de l’autre et d’amalgames qu’on construit des inepties...

Allez chercher dans la poussière des archives.... vous constaterez que vous avez du suivre "l’évolution des choses" de bien loin.

Hier comme aujourd’hui, les organisations ne peuvent être les moteurs de la profession.... car la majorité des psychologues ne veulent pas s’organiser.... la majorité fonctionne comme des électrons libres.... selon l’orientation des vents.... sans conscience de corps professionnel et encore moins de l’intérêt des usagers (dont ils ignorent le plus souvent les droits).

Cher(e) MD... je ne serai pas étonnée d’apprendre que vous n’appartenez à aucune organisations militantes... votre discours ressemble (trait pour trait) à ce que j’ai entendu il y a 30 ans... et vous êtes l’exemple flagrant qu’on l’entend encore !

Restez attristée, la profession n’en a que faire. Le temps est compté. RdV dans 10 ans.

Je rends hommage à l’énergie de JP BOUCHARD en lui souhaitant de n’être pas aujourd’hui à l’avant-garde ... au risque d’être trop seul devant.

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vendredi 12 août 2011 à 16h36 - par  kadija TURKI

J’ai aussi suivi l’évolution des choses. Ne soyons pas polémiques, ni révisionistes, simplement honnêtes. Il y a 30 ans personne n’exprimait « les strictement mêmes propositions de solutions pour les psychologues » que celles de Jean-Pierre Bouchard à travers son modèle doctoral très clair, précis et adapté. Au contraire le SNP n’a jamais donné depuis 30 ans aucune suite favorable aux propositions doctorales de J-P Bouchard. D’ailleurs le titre unique ne s’est hélas pas constitué sur un doctorat unique avec un contenu répondant à nos besoins de formation. Ce n’est que très récemment, pour s’opposer à la FFPP, à Europsy et pour ne pas rester stérile et sans proposition, que le SNP a fini par se rallier à Jean-Pierre Bouchard et au doctorat qu’il propose et promotionne depuis trente ans face à l’indifférence pour cette évolution des organisations de psychologues et des universitaires. Ce virage tardif à 180 degrés, c’est de la simple récupération qui ne cite pas ses sources. Comme en politique politicienne. Çà en dit long sur les énormes limites et carences de ces organisations toujours bavardes mais souvent irréalistes et à la traine. Représentent-elles efficacement nos intérêts et les intérêts des personnes qui nous consultent ? On peut en douter quand on voit la somme de dysfonctionnements universitaires qu’elles ont toujours toléré et jamais combattu. Effectivement on ne peut être que d’accord avec la proposition pertinente de doctorat réformé faîte par J-P Bouchard. J’espère que vous serez nombreuses et nombreux à enfin le soutenir et que ses propositions pourront ainsi voir le jour rapidement. Ne suivez pas les organisations dans leurs divisions, leurs éternels débats nébuleux et leurs conflits d’Ego qui nous ont déjà fait tant de mal. Dommage qu’on ait perdu 30 ans. Je ne pourrai pas vivre cette belle activité de psychologue « nouvelle formule ». J’en suis sincèrement attristée. Avec mes encouragements …
M D psychologue bientôt retraitée.

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lundi 8 août 2011 à 10h38 - par  kadija TURKI

Les professionnels qui construisent notre métier, répètent sur le temps d’une génération (30 ans) les strictement mêmes propositions de solutions pour les psychologues.

Si vous avez la curiosité de fouiller dans les archives du S.N.P. entre 1979 et 1982 vous verrez que Serge G. Raymond (psychologue des Hôpitaux) avait (avec d’autres dont j’étais) proposé strictement la même chose que M. Bouchard.

Cela signifie que la majorité des psychologues d’il y a 30 ans n’en n’ont rien fait... et ont préféré des solutions bâtardes et inconsistantes qui montrent aujourd’hui qu’en 30 ans la profession... a fait pire que ce qui existait !

Pour ne pas répéter ... encore pendant 30 ans le pourrissement des assises de notre profession (si elle a l’heur d’exister encore 30 ans, ce dont je doute)... faudrait commencer par de vraies rencontres entre praticiens et enseignants de la Psychologie. C’est me semble t-il un incontournable pour initier une rupture avec le passé.

Aujourd’hui, quand on regarde notre planète, de plus en plus de jeunes vont aux racines du mal et initient des débuts de révolution... Alors qui sait, peut être que de jeunes psychologues rejoindront la jeunesse indignée et feront mieux que ceux qui sont en train de partir à la retraite avec des pensions de personnels de catégorie B.

Débusquons nos résistances aux changements et mettons les en analyse... on pourrait y voir plus clair.

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dimanche 7 août 2011 à 22h55 - par  kadija TURKI

100% D’accord avec les propos de Bouchard. Comment ne pas l’être !!?? C’est le moment de faire tout pour mettre à disposition des patients une véritable offre de "soins psychique" digne de ce nom. Ce n’est pas la psychiatrie qui pourra donner une réponse à la souffrance psychique à l’origine de toute "maladie mentale", malgré toutes les "psychothérapies" que celle-ci voudra (désespérement) mettre en place (pour essayer de trouver une réponse là où elle est impuissante).

Notre pratique nous montre à quel point la psychopathologie est une question qui relève des "sciences humaines" (la question de la distorsion du lien inter-psychique est au premier plan dans toute maladie mentale, et ce lien dépend fondamentalement des relations qui tissent des hommes et des femmes (et en rapport direct avec ces liens, ceux qu’ils peuvent - ou pas - tisser avec leurs enfants) dans un société déterminée.

Freud fut le premier à nous le démontrer, "complexe d’Oedipe à l’appui ! Ces liens "interpsychiques" et ses distorsions ont, comme les récentes recherches en neurosciences nous les démontrent (épigenèse), une répercussion directe dans la "constitution" de notre "cerveau", ses secrétions neuronales et les comportements qu’elles induissent... mais à la "base" il y a le "lien inter-psychique" et ses avatars...

Freud voulait créer une science qui puisse comprendre la "folie" bien au-délà (ou en au déça, ou même à côté, peu importe.. mais en tout cas, bien différente et partant bien d’autres bases) de la psychiatrie. La psychiatrie, notamment en France, à confisqué la psychanalyse pour ses propres intérêts, très souvent ceux du pouvoir.
Faisons respecter notre profession et notre pratique là où on est, pour le bien de nos patients. C’est un devoir déontologique et éthique !
SIJ Docteur en Psychopathologie et Psychanalyse (Paris 7)

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vendredi 5 août 2011 à 14h13 - par  kadija TURKI

Chers collègues,
Je vous devais une réponse plus précise.
Ce n’est pas de gaieté de cœur que j’écris des choses si difficiles à supporter.
Les chiffres que j’ai produits sur l’état de la discipline n’ont jamais pu être mis en question par personne. Alors si vous pouvez en produire d’autres, en montrant que les miens sont faux, faites-le. Voici :
Dans un travail intitulé « Un attentat inqualifiable contre la tradition culturelle européenne », constituant les chapitres 5, 6, 7, 8, 9, tome 1, et 11, tome 2, de mon livre intitulé Psychanalyse et psychologie 2008-2010. Interventions sur la crise, travail portant sur la nature et la quantité de leurs publications scientifiques, j’ai montré que les 12 collègues composant la Commission de l’AERES (abréviation d’Agence d’évaluation pour la recherche et l’enseignement supérieur), et qui sont censés représenter le niveau d’excellence de la discipline, produisent en tout et pour tout, en quelque vingt-cinq années de carrière, 1,5 page d’article rédigée par mois, ce dans 85 % des cas en véritable anglais de cuisine, et encore en s’y mettant à 3 ou 4 collègues dans 85 % des cas également, plus 1 livre individuel et 4 livres collectifs il est vrai, faits de communications dans les colloques et autres pacotilles. Quant aux collègues de niveau standard, leurs productions dans ces diverses rubriques seraient en moyenne d’au moins 1/3 encore inférieures. Ces résultats rendus publics en 2009 mais déjà en grande partie dès 2004 ne m’ont jamais valu la moindre réponse de contestation.
Déjà dans mon ouvrage de 2004 sur La crise de la psychologie à l’université en France, je mettais en évidence, que pour 50 % de 1000 collègues, la validité administrative de leur titre de doctorat comportait certaines formes variables d’« anomalies », une véritable énormité qui représente à elle seule le symptôme pathognomonique de la crise générale et désormais irréparable du système (CPUF, tome 2, p. 498 en bas). Un prof qui est arrivé avec une thèse « arrangée » est en place pour 40 ans. Il en est à cet égard comme du naufrage du Titanic, sauf que ce sera plus long à se produire de façon vraiment visible. Personne n’a jamais osé relever le défit de me contredire sur de tels résultats.
Voici donc l’ensemble des références dans mes travaux sur ce sujet.
Anti-Onfray 3, pp. 25, 188 ; 19-36, 301-340 :
Psychanalyse et psychologie (2008-2010) 1, pp. 19-25, 241-242.
Psychanalyse et psychologie (2008-2010) 2, pp. 131-215. Ne parlons pas de :
La crise de la psychologie à l’université en France, tome 1 et 2, où il n’est question que de cela.
Voir aussi : Critique de la raison en psychologie, pp. 59-83 ; La guerre de la psychanalyse, tome 2, pp. 17-183.
D’autres universitaires français sérieux (Jourde et col., Lunel, Christin) pensent comme moi, bien que nous ne soyons pas nombreux à oser le dire, car on y risque la carrière.
Ce n’est pas votre faute, vous êtes sur le radeau de la Méduse, et vous payez pour des fautes que d’autres ont commises depuis 1950 pendant près de 60 ans. C’est vrai en tout, en politique aussi.
Cordialement,
Emile Jalley.

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lundi 1er août 2011 à 08h33 - par  kadija TURKI

Sincèrement, je ne vois pas ce que l’on peut encore faire.
La psychologie française à l’université est décédée depuis le décret scélérat du 20 mai 2010, réduite au rôle de servante de l’université de médecine.
Quant à la psychiatrie, à son tour, la voilà, depuis la loi elle-même scélérate du 5 juillet 2011, déchue à jamais de son rang de psychopathologie dans le cadre d’une science de la nature de l’homme (science de la nature et science de l’homme), et ravalée à l’état de technique vétérinaire, si ce n’est d’appareil collatéral de la gestion pénitentiaire.
Par ailleurs, il n’existe plus de corps professoral capable de produire des doctorats de qualité. Il faudrait au moins 30 ans pour rêver au moins de le reconstituer à un niveau de qualité encyclopédique acceptable où il a pu être encore à peu près dans les années 1950.
Emile Jalley, professeur émérite de psychologie clinique et d’épistémologie à Paris XIII, auteur de 18 livres et de 19 chapitres de livres, soit 8000 pages en tout.

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