La psychiatrie biologique : une bulle spéculative ? François Gonon *


LE discours de la psychiatrie biologique affirme que tous les troubles
mentaux peuvent et doivent être compris comme des maladies du
cerveau. Il y a bien évidemment des cas où des symptômes d’apparence
psychiatrique ont des causes cérébrales identifiables et traitables. Par
exemple, une tumeur hypophysaire peut entraîner les symptômes d’une
dépression bipolaire. Les progrès de la neurobiologie, de l’imagerie
cérébrale et de la neurochirurgie permettent de traiter ces cas qui semblaient relever de la psychiatrie et apparaissent maintenant relever de
la neurologie. Peut-on en déduire que, dans un futur proche, tous les
troubles psychiatriques pourront être décrits en termes neurologiques
puis soignés sur les bases de ces nouvelles connaissances ?
Si cette ambition était fondée, la psychiatrie biologique représenterait effectivement une rupture épistémologique dans l’histoire de la
psychiatrie. Pour qu’il en soit ainsi, il faudrait pouvoir constater un
apport substantiel de la neurobiologie à la pratique psychiatrique ou,
du moins, une perspective réaliste d’un tel apport en ce qui concerne
les troubles mentaux les plus fréquents. La première partie de ce texte
présente les doutes que les experts reconnus de la psychiatrie biologique expriment actuellement dans les plus grandes revues américaines
au sujet de cette ambition..........................la suite dans l’article joint

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