Document produit par la CPAM concernant une expérimentation de remboursement de prises en charge psychologiques pour les 18-60 ans, dans 3 départements

26 décembre 2017
Nous relayons ce commentaire qui traduit la perplexité d’une grande partie des psychologues praticiens face à l’instrumentalisation qu’est faite par l’ARS de notre discipline pourtant indépendante. La profession de psychologue hospitalier a montré son efficacité depuis plus de 30 ans à exercer des "soins psychiques", des psychothérapies...à côté de la médecine.
Ici en effet l’ARS définit pour une profession dont elle n’a pas la charge, hors profession de santé, ce que doit être l’exercice des psychologues en terme d’évaluation, de méthodes.....
Enfin que fait on de leur déontologie ? l’ARS connait elle notre code ?.
Éthiquement, nous ne sommes pas sur les mêmes définitions de notre objet de travail.
Ainsi l’ARS avec ses règles définies par la HAS impose aux psychologues des règles d’exercice qui ne sont pas définies, ni partagées par notre profession.

Psychologuesenresistance

Document produit par la CPAM

Formulaire posté le : 26 décembre 2017 à 18h08min. Par : patricepoirier@msn.com Je vous transmets en pièce jointe le document produit par la CPAM concernant une expérimentation de remboursement de prises en charge psychologiques pour les 18-60 ans, dans 3 départements. Après avoir mis le pied dans la porte par la prise en charge des 11-21 ans dans d’autres départements, l’état continue, bien évidemment, son travail de mise en sous-traitance de la profession des psychologues. L’idée de départ se veut "généreuse" mais le résultat est la paramédicalisation de notre profession. La générosité n’est d’ailleurs sans doute pas le motif premier. La quête éperdue d’économies dans le secteur de la santé publique me semble plus crédible, quand bien même cela conduit à asservir une profession. Mais la paramédicalisation de la psychologie à laquelle conduit un tel dispositif ne semble pas faire réagir les syndicats de notre profession ?! J’ai bien eu connaissance de ce courrier écrit en Juin dernier et cosigné par les syndicats pour demander rdv à la ministre, au moment de la première "expérimentation". Manifestement, il n’a eu aucun effet. Le terme "d’expérimentation" trompe-t-il encore quelqu’un ? Ce document est édifiant :méthodes d’évaluation pseudo-scientifique à base d’échelles dignes de magazine féminin, référence au DSM (avec tout ce qu’il a de contesté et de contestable), pédagogie débilitante à l’adresse des psychologues, passe-droit des médecins généralistes à pratiquer des psychothérapies, infiltration des méthodes TCC sous l’expression "psychothérapies structurées" (la psychothérapie de soutien relevant donc du flou, voire du "pas très sérieux" ?), tarif de sous-traitant (la logique économique au fondement de la démarche est là la plus flagrante), surplomb des psychiatres (ils donnent leur avis d’experts pour enclencher une psychothérapie sérieuse, ils sont les incontournables des situations vraiment sérieuses), infléchissement du libre choix des méthodes du psychologue avec contrôle aberrant du résultat de la psychothérapie par des médecins généralistes, et finalement, petite séduction à l’adresse des psychologues qui voudraient jouer aux docteurs et "co-prescrirent" des antidépresseurs ! C’est un document révoltant ! Je pense qu’ il serait bienvenu d’alerter la profession sur ces petits arrangements avec quelques psychologues en libéral en mal de clientèle, qui sont en train d’ asservir toute la profession à la médecine et à ce qu’elle a de plus hygiéniste. Bonnes fêtes de fin d’année !!! Envoi via le site PSYCHOLOGUESENRESISTANCE (https://www.psychologuesenresistance.org/)

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