A l’heure de l’Europe

dimanche 13 décembre 2009
popularité : 4%

Europsy, l’uniformisation par le bas ou comment manquer d’ambition ?
D’un coté , les tenants d’un ordre alors que l’Europe déreglemente et de l’autre une association de psychologues qui oeuvre pour un psychologue européen certifié.
Ce qu’il faut savoir, les associations qui revendiquent un psychologue aux ordres et un psychologue européen ne comptent dans leur rang à peine 1% de psychologues.
Quelle représentativité ?

L’info sur le psychologue européen que vous allez devenir : http://www.europsy.fr/


Commentaires

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samedi 8 octobre 2011 à 12h20 - par  CHENARD

Les psychologues face à l’Europe ou analyse sociologique de T. LE BIANIC sur la logique de régulation en "Top Down" de la FFPP et Europsy et la logique bottom-up (par le bas). Directive européenne de libre échanges de compétences ne corresponsant à aucun besoin des praticiens (ou si peu) dont quelques uns se sont emparé. Ce texte expose aussi que cette logique réative en France le vieux clivage cognitiviste/clinicien. Pour plus d’information sur cette analyse sur le site du CAIRN

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lundi 21 décembre 2009 à 22h59 - par  psycho

Europsy nous prend pour des ânes !
le 20/12/2009 20:00:00 (44 lectures)

Article paru en tribune libre dans le dernier N° de Psychologues & Psychologies

Quand Europsy se présente sous le signe d’une harmonisation et d’une élévation du niveau de formation des psychologues, on ne peut qu’y souscrire. Quand s’y rajoute la volonté d’exercer un contrôle sur la formation, on peut regretter les termes mais comprendre qu’il est question de qualité et trouver cela souhaitable. Malheureusement, dès lors que l’on est entré dans le vif du sujet de cette journée qui voulait être, rappelons-le, une réflexion sur les conditions de mise en place d’une année professionnelle supervisée, la déception, voire la consternation ne tarde pas. Car qu’est-ce que la supervision selon les représentants d’Europsy ? C’est une litanie de concepts plus creux les uns que les autres, au mieux frappés au coin d’un bon sens dont on peut espérer qu’un élève moyen du secondaire maîtriserait l’articulation et, déjà, en demanderait le prolongement épistémologique. A force recours de diaporama dans ce style si lénifiant auquel nous ont désormais habitués les gestionnaires de bonnes pratiques et commerciaux pharmaceutiques, on débite toutes sortes de lieux communs, de simplification dont l’épuration même montre le vide de la pensée qui y est proposée. Et ceci est ce qui, in fine, viendrait constituer cette fameuse « harmonisation ». On pourrait en rire. Il faut hélas en pleurer quand ce sont des psychologues, enseignants, chercheurs, praticiens qui nous annoncent avec le plus grand sérieux que ce qui fonde la nécessité d’une pratique de supervision c’est… que « la supervision, c’est très important. » Point. Cela ne s’invente pas. Ou bien encore que « l’on sait maintenant qu’il est difficile d’apprendre des habiletés complexes sans une réflexion soutenue avec un superviseur » (sic). Nous faisions donc, jusqu’à ces découvertes récentes, de la prose sans le savoir. Passons sur l’utilisation ad libitum de photographies animales ou de croquis plus ou moins humoristiques censés nous aider à comprendre la subtilité de la relation thérapeutique, tout cela digne d’un Jojo lapin forme des psychologues. Prenez ce genre de sottises, mélangez-moi ça avec ces termes – d’autant plus jolis qu’on y range ce que l’on veut selon la mode – « d’intégration des savoirs », de « régulation de l’estime de soi », « d’alliance de supervision », de « conscience réflexive de soi » (sic. On supposera qu’il existe donc une conscience réflexive d’autrui…) et ainsi se trouve expliqué, non pas la mutité de votre fille, mais toute la dialectique de la subjectivité. Maintenant que l’on sait ce qu’est un sujet, on peut balayer d’un revers de main tous les travaux antérieurs sur la complexité de la question ontologique. L’homme redevient individu, guidé par cette seule conscience qu’il va suffire de bien superviser. Cela grâce à cette invention formidable qui découpe la personne en trois quartiers : savoir, savoir-faire, savoir-être qui déclinent dans leur sillage des listes de compétences. Dans les temps actuels, il faut être particulièrement sourd pour ne pas entendre la souffrance des professionnels qui ont été « formés » par cette moulinette conceptuelle, particulièrement aveugle pour ne pas voir ces corps qui à l’occasion chutent des étages.Sont-ils seulement allés voir l’étymologie de compétence, dans son rapport à la compétition, ces gens bien intentionnés qui souhaitent en faire le pivot de notre formation ? Que les psychologues veuillent se satisfaire d’une telle théorisation, dont la volonté pragmatique cache mal la pauvreté intellectuelle, voilà ce qui est insoutenable.Et que l’on puisse entendre, en final de cette journée et comme « point positif », que « tout cela va nous permettre de réfléchir un peu » ne résonne-t-il pas comme un aveu ultime ? Mais enfin, en sommes-nous donc arrivés là, qu’on prétende que nous avons besoin d’être aidés par ces concepts inconsistants et réducteurs, ces formules à l’emporte pièce, dites comme allant de soi : la supervision comme « développement de la compétence du supervisé et du bien-être du patient ». Mais qui définit le bien-être quand il est pourtant si évident que ce sont ces concepts qui ont besoin que nous les aidions ?
Ce sont les étudiants et les jeunes professionnels qui sont la cible de ce dispositif Europsy. Cela a été très clairement formulé lors de la journée. Ce sont eux dont il s’agit d’harmoniser la pensée et la pratique (nivellement par le bas évidemment) en espérant les rassurer avec l’idée qu’il y aura, comme de bien entendu, « adaptation à la réalité du pays ». Avec ce que l’on a pu entendre, c’est une adaptation à la réalité du pire qui nous est proposée.Jeunes psychologues, jeunes consoeurs et confrères, jeunes étudiants donc, vos ainés deviennent malades. Ils s’endorment et ne veulent plus penser. Réveillez-les. Aidez-les à repenser. Et pas qu’un peu.

F. Grünspan.

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lundi 14 décembre 2009 à 09h30 - par  psycho

2 alternatives non démocratiques ci dessous, chacun se renvoit la balle. Cependant ils n’ont pas vu qu’un pan de la maison avait quasiment disparu !!!La psychologie clinique et les psychologues cliniciens

. 1 : la position de la FFPP : PAS D’ORDRE PROFESSIONNEL POUR LES PSYCHOLOGUES

le communiqué en pdf

Les organisations de psychologues du GIRéDéP (Groupe Inter organisationnel pour la Réglementation de la Déontologie des Psychologues) regroupant 25 syndicats ou associations*, ont rencontré le samedi 24 octobre 2009 les confédérations syndicales (CFDT, CGC,CGT, FO) et des syndicats.

Ces organisations, confédérations, syndicats représentent plus de 18 000 psychologues.

Elles s’inquiètent des dérives dans l’usage de la psychologie,

Elles rappellent la nécessité de permettre aux psychologues d’exercer leur métier dans le respect du droit des personnes.

Elles se prononcent à une large majorité contre la création d’un ordre professionnel des psychologues.

Elles décident de poursuivre la réflexion commune pour déterminer les voies les plus adaptées à la défense de leur déontologie, à la garantie de leur exercice professionnel, à la qualification de leur profession.

Elles invitent toutes les organisations, syndicats ou associations non encore signataires à les rejoindre dans cette démarche.

Courriel de contact : giredep@gmail.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Organisations signataires :

*ACOP-F ; ADEN ; AEPU ; AFPEN ; AFPL ; AFPSA ; AFPTO ; AGE EN AGE ; ANaPS ; ANPEC ; APFC ; A.Psy.G ; Co-Psy-SNES (FSU) ; CPCN Ile de France ; CPCN Atlantique ; CPCN Languedoc- Roussillon ; CPT13 ; FFPP ; Institut P. Janet ; PROPSYCLI ; Psyclihos ; SFP ; SFPS ; SPPN ; SNPsyEN (UNSA Education) SNPES PJJ-FSU,CFDT santé sociaux, CGC,FO,SNUipp -FSU,UFMICT-CGT.

2 la position du SNP : POUR UN ORDRE PROFESSIONNEL Des craintes ? Non, un combat ! Faire respecter l’indépendance inhérente à l’exercice de notre profession et militer pour la mise en place d’un ordre professionnel des psychologues : deux résolutions phares largement approuvées lors de notre congrès, à Lyon en juin dernier.

D’autres psychologues militent contre un ordre professionnel au côté du Giredep. Voient-ils que cette opposition mène tout droit à une certification européenne, « le système Europsy », piloté par le Cofradec ? Inviter au refus de l’ordre professionnel fait vraisemblablement partie d’une stratégie chez ceux qui souhaitent la mise en place d’une « certification européenne ». Là où l’ordre professionnel pourra instaurer un cadre de référence à notre exercice, un cadre à même de défendre la pluralité des pratiques, la certification serait le plus petit commun multiple des psychologues d’Europe, véritables Furculae Caudinae construites sur des référentiels forcément normatifs comme ceux de toutes les certifications mondialisantes, réductrices de nos pratiques et risquant, en particulier, d’amoindrir la place de la clinique au profit de pratiques plus aisément quantifiables et modélisables. Ne nous privons pas de relire Claude Lévi-Strauss...

Refuser l’ordre professionnel semble être aussi, un refus de la mise au pas. Spécialistes de l’écoute du sujet nous ne pourrions nous laisser mettre en ordre ! N’est-ce pas là se gargariser de mots, croyant ainsi mettre à l’abri de tout ordonnancement le sujet désirant. Garder cette position, tel un Kant aux mains propres mais qui n’aurait plus de mains, nous met en danger : un tel refus d’organisation de la profession, nous priverait des moyens de défense nécessaires pour faire entendre notre indépendance.

Pensez-vous que la créativité des architectes ait été amoindrie par leur ordre professionnel ? Ne voyez-vous pas que les professions possédant un ordre professionnel résistent mieux à l’instrumentalisation de leurs pratiques ?

Traditionnellement, les centrales syndicales sont contre les ordres professionnels qu’elles assimilent aux corporatismes anciens. S’appuyer sur cet état de fait pour laisser entendre que tous les psychologues qui adhèrent à une confédération syndicale sont contre un ordre n’est pas loin du fallacieux. Dans de nombreux pays les psychologues sont organisés en ordre professionnel sans que ce corporatisme des temps anciens n’y perdure plus qu’en France. Les ordres professionnels ne sont plus des opposants des organisations syndicales.

D’autres objecteront que les infirmiers sont massivement opposés à un ordre et que nous devrions les suivre. Cette opposition est compréhensible pour une profession massivement organisée autour des prescriptions médicales et d’un rôle propre soigneusement délimité par un décret de compétences, profession, de surcroît, inscrite dans les professions encadrées par le ministère de la santé.

Psychologue est une profession libérale, quel qu’en soit le mode d’exercice, salarié, agent public ou travailleur indépendant. C’est pour cela que nous avons besoin d’un ordre professionnel afin de faire respecter, sur la base de celui-ci, notre indépendance inhérente à l’exercice de notre profession. Sinon, la certification européenne tiendra lieu de cadre à notre exercice et, pis encore, celui-ci sera réduit à des listes de tâches à accomplir sous prescription ou sur ordre...

Une journée sur la formation professionnelle et le système EuroPsy, est organisée fin janvier sur Paris. J’invite tous ceux qui souhaitent que notre profession garde cette indépendance indispensable à son exercice à y participer.

Résistons aux sirènes qui diabolisent l’ordre professionnel, indispensable à la structuration de notre profession et à sa reconnaissance !

Jacques Borgy

Secrétaire général

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